Rétinite pigmentaire

Qu'est-ce que c'est?

On désigne sous le nom de rétinite pigmentaire un groupe de maladies à caractère familial qui causent l’une baisse lente de la vision et finissent par aboutir à la cécité. La rétine est la membrane qui tapisse la face interne de l'œil et envoie des images visuelles au cerveau. Dans la rétinite pigmentaire, il y a destruction progressive de certaines cellules photosensibles de la rétine.

Étiologie et symptômes

Les causes de la rétinite pigmentaire n'ont pas été clairement établies. La moitié des cas environ sont sporadiques et les autres sont attribuables à l'hérédité. En connaissant davantage les antécédents des personnes qui en souffrent, on pourra peut-être plus facilement prévoir comme la maladie évoluera, bien que cela puisse varier même d'une personne à l'autre au sein d'une même famille.
 
Les premiers symptômes se manifestent d'ordinaire au début de l'âge adulte, mais ils peuvent aussi apparaître à n'importe quel âge. Les deux plus courants sont l'héméralopie (l'adaptation à l'obscurité se fait très lentement) et la perte de la vision périphérique. Celle-ci rend la mobilité très difficile, car la personne n'a plus que sa vision centrale (c'est comme si elle regardait dans un tunnel).

Traitement

Des progrès semblent se dessiner, en particulier dans le domaine de la recherche génétique, mais pour l'instant, on ne peut pas guérir la rétinite pigmentaire. La rétine est attachée au nerf optique et la possibilité de greffes n'existe pas encore.
 
Malheureusement, il n'existe aucune preuve scientifique de la valeur d'une méthode de traitement quelconque, y compris l'absorption de suppléments vitaminiques.
 
On pratique actuellement à Cuba un traitement qui combine plusieurs procédés, mais il est encore controversé : il s'agit d'une combinaison d'un traitement à l'ozone (on retire de l'œil une petite quantité de sang, on y injecte de l'ozone que l'on change peu de temps après), d'une stimulation électrique, de suppléments alimentaires et de ce qu'on appelle des « oligo-éléments », et enfin, d'une opération sous anesthésie locale. Cette combinaison de traitements a pour but d'améliorer l'apport d'oxygène et d'éléments nutritifs aux parties malades de l'œil.
 
Cette méthode n'est pas encore utilisée couramment, car elle n'a pu faire l'objet d'une analyse critique, la clinique cubaine qui la pratique ayant refusé à plusieurs reprises d'en faire la démonstration devant des gens de l'extérieur.
On a signalé qu'elle avait causé des dommages physiques chez certains patients, notamment un décollement de la rétine, du strabisme et une sensibilité à la lumière.
 
C'est pourquoi la Fondation RP de recherche au Canada et la RP Foundation Fighting Blindness aux États-Unis ont mis en doute la validité de la méthode.
 
Pour connaître les méthodes de traitement les plus récentes, consulter un ophtalmologiste.
 
© 2004 Société canadienne d’ophtalmologie
 
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