Dépression et DMLA

La perte de vision due à la DMLA peut avoir une incidence dévastatrice sur le bien-être psychologique de la personne atteinte - un impact aussi significatif que celui que produit le cancer ou la maladie cardiaque, indique un nouveau rapport publié par l’Alliance mondiale de lutte contre la DMLA.
 
Ce rapport intitulé « Quality of Life in Age-Related Macular Degeneration » (en anglais) vise à mieux faire connaître les conséquences psychologiques méconnues de la DMLA, principale cause de perte de vision chez les Canadiens de plus de 50 ans, y compris le fait que les personnes atteintes sont près de trois fois plus susceptibles de souffrir de dépression que la population en général.
 
Le rapport souligne qu’en plus de provoquer un risque accru de dépression – les personnes atteintes de DMLA étant presque trois fois plus susceptibles de souffrir de dépression que la population générale – la DMLA nuit à l’exécution des activités quotidiennes. Lorsqu’on compare les personnes âgées atteintes de DMLA aux autres personnes du même âge, ces personnes courent 8 fois plus de risque d’avoir de la difficulté à faire leurs courses, 12 fois plus de risque d’éprouver des problèmes à utiliser un téléphone et 9 fois plus de risque d’avoir certains ennuis à effectuer des travaux domestiques simples.
 
Cette maladie fait aussi en sorte que les personnes atteintes sont plus souvent victimes d’accidents, comme les fractures de la hanche. Elles sont par ailleurs généralement incapables de conduire un véhicule automobile. Toutes ces raisons peuvent entraîner une dépression; mais le rapport suggère qu’il existe des solutions.

Le soutien approprié est essentiel

« Les conséquences désastreuses de la DMLA, comme la dépression, les accidents et l’isolement, peuvent être esquivées par un soutien approprié offert en temps opportun. Nos gouvernements doivent comprendre que la DMLA doit compter parmi les priorités du plan d’action gouvernemental en matière de santé », déclare Cathy Moore, directrice nationale des Relations avec les consommateurs et le gouvernement à INCA. « Pour restreindre les problèmes engendrés par la DMLA et rehausser l’autonomie de la personne atteinte, il est essentiel de lui donner accès à un service d’optimisation de la vision et à des aides appropriées.
 
« Il est aussi important que la personne bénéficie d’un traitement et d’une réadaptation en temps opportun. Il est possible de bien vivre avec la DMLA. Les personnes atteintes de cette maladie doivent savoir que l’espoir est au rendez-vous. Des traitements sont offerts et il existe plusieurs façons d’effectuer ses activités quotidiennes quelque peu différemment, ce qui permet de mener une vie intéressante et productive. »

Le besoin de sensibilisation accrue

Le rapport marque aussi le début d’une campagne internationale de sensibilisation organisée par l’Alliance mondiale dans le but de mieux faire connaître les effets psychologiques méconnus de la DMLA. Cette campagne vise à démontrer qu’il est essentiel d’offrir un soutien de base pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.
 
« La DMLA n’est pas une simple question de perte de vision, il s’agit aussi d’un problème de santé mentale et de qualité de vie. Il est donc crucial d’offrir, en temps opportun, l’accès à un traitement et à des services de soutien », affirme Wanda Hamilton, directrice générale de l’Alliance mondiale de lutte contre la DMLA. « Les responsables des orientations politiques en matière de santé doivent reconnaître que la qualité de vie est un important résultat thérapeutique. Il existe des mesures fort simples qui permettent de réduire de façon dramatique l’impact de la DMLA. »

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