Foire aux questions

Q. : Quelle est la différence entre la DMLA de type sec et la DMLA de type humide?

R. : La DMLA de type sec est la forme la plus fréquente, elle représente environ 90 % des cas de DMLA alors que les 10 % restants sont des cas de DMLA de type humide. La DMLA de type humide est cependant le type de DMLA dont la progression est la plus rapide.
 
La DMLA de type sec survient lorsque l’épithélium pigmentaire rétinien, couche de cellules sous la rétine, commence à se détériorer. Ceci touche à son tour la rétine sous-jacente, et plus particulièrement les cônes photosensibles (responsables de la vision centrale et de la perception des couleurs), ternissant et embrouillant graduellement la vision centrale de l’œil atteint. La DMLA de type sec tend à progresser en trois stades : précoce, intermédiaire et évoluée, et ces trois stades peuvent évoluer en plusieurs années, alors que la DMLA de type humide croît rapidement, entraînant une perte de vision en quelques mois ou quelques années. Les personnes atteintes de DMLA de type sec précoce courent 1,3 % de risque de développer une DMLA de type humide au cours des cinq prochaines années. Par contre, 18 % des personnes atteintes de DMLA de type sec intermédiaire risquent de voir leur maladie progresser vers une DMLA de type sec évoluée ou vers une DMLA de type humide.
 
La DMLA de type humide survient lorsque des vaisseaux sanguins anormaux apparaissent sous la macula. Ces vaisseaux sanguins laissent s’écouler des fluides ou du sang, entraînant une détérioration de la rétine sus-jacente.
La DMLA de type humide se divise en trois sous-types : prédominance classique, minimalement classique et occulte. Près de 43 % des personnes atteintes de DMLA de type humide dans un œil seront aux prises avec une DMLA de type humide dans les deux yeux d’ici cinq ans.
 
Pour en savoir davantage sur la différence entre la DMLA de type sec et la DMLA de type humide, relevez le Défi DMLA.

Q. : Comment puis-je savoir si je suis à risque en ce qui concerne la DMLA?

R. : Les facteurs de risque de la DMLA peuvent être génétiques, environnementaux ou comportementaux, comme l’âge, le tabagisme, l’hypertension artérielle, la surexposition au soleil (et plus particulièrement aux longueurs d’ondes bleues), le régime alimentaire, l’œstrogène et la ménopause hâtive. Les chercheurs étudient aussi la relation entre la DMLA et l’hypermétropie (difficulté à voir de près), la pâleur des yeux et du teint, la cataracte, les taux de cholestérol élevés dans le sang, ainsi que la race, afin de déterminer si ces éléments peuvent être des facteurs de risque.

Q. : Quels sont certains des premiers symptômes de la DMLA? Comment pourrais-je savoir si je suis atteint de cette maladie?

R. : Les symptômes peuvent inclure : une vision floue ou embrouillée; des lignes droites qui semblent ondulées ou déformées; la difficulté à distinguer des menus détails tout juste devant vous; une petite tâche aveugle croissante au centre de la vision; une diminution de l’habileté à distinguer les couleurs et la difficulté à voir de loin.
 
Les symptômes de la DMLA peuvent varier d’une personne à une autre et peuvent être difficiles à reconnaître au tout début de la maladie. Dans certains cas, un seul œil présente des signes de perte de vision, alors que l’autre fonctionnera normalement, ce qui rend les symptômes plus difficiles à dépister. Cependant, lorsque les deux yeux sont atteints, les symptômes de perte de vision centrale sont plus évidents. Pour en savoir plus au sujet des symptômes de la DMLA.

Q. : Puis-je prévenir la DMLA?

R. : Non, mais vous pouvez prendre diverses mesures pour réduire le risque de DMLA. Par exemple, des études ont démontré que le tabagisme accroît le risque de DMLA et elles suggèrent que les personnes dont le régime alimentaire inclut des légumes-feuilles verts diminuent le risque d’être atteintes de cette maladie. Pour aider à réduire votre risque:
  • Ne fumez pas.
  • Portez des lunettes de soleil.
  • Mangez beaucoup de légumes-feuilles verts.
  • Diminuez votre consommation d’aliments transformés ou emballés.
  • Consommez des acides gras oméga-3 qu’on retrouve dans les poissons et dans l’huile de graines de lin.
  • Maintenez une pression artérielle normale.
(Le tabagisme est le seul facteur de risque qui a été prouvé. Il n’est pas prouvé que les autres démarches entraîneront une réduction du risque de la DMLA. Cependant, elles offrent une foule d’autres avantages pour la santé en plus de celui de possiblement réduire le risque de DMLA.)
 
De manière plus spécifique, la consommation quotidienne de fortes doses de vitamines C, E et A, ainsi que de zinc et de cuivre est recommandée pour les personnes atteintes de DMLA de type sec intermédiaire, car ils peuvent aider à ralentir la progression de cette maladie vers une DMLA évoluée. Il est aussi important de ne pas consommer de vitamine A (bêta-carotène), si vous fumez ou que vous avez cessé de fumer il y a moins de 10 ans, car cette consommation peut accroître le risque de certains types de cancer du poumon.
 
Par ailleurs, pour garantir un dépistage précoce, les personnes âgées de plus de 50 ans sont incitées à consulter un ophtalmologiste pour subir des examens oculaires complets tous les 2 à 4 ans.

Q. : Si je suis atteint de la DMLA, deviendrai-je totalement aveugle?

R. : Bien que la DMLA puisse entraîner une cécité légale, elle ne vous rendra jamais totalement aveugle. La plupart des personnes atteintes de DMLA, même celles en phase évoluée, peuvent encore apprendre à réaliser de nombreuses activités quotidiennes grâce à des appareils adaptés ou à des mesures d’adaptation.

Q. : Si je suis atteint de la DMLA dans un œil, est-ce que cette maladie s’attaquera à l’autre œil?

R. : Près de 43 % des gens atteints de DMLA de type humide dans un œil seront atteints de DMLA de type humide dans les deux yeux en deçà de cinq ans.

Q. : Peut-on guérir la DMLA?

R. : Non. Il n’existe actuellement aucun mode de guérison de la DMLA de type humide ou de la DMLA de type sec, mais des traitements sont disponibles pour aider à contrôler la progression de la maladie et préserver la vision. Dans le cas de la DMLA de type humide, à la suite d’importants essais cliniques, trois traitements ont été jugés efficaces et sont actuellement offerts : la chirurgie au laser, la thérapie photodynamique, et la thérapie anti-facteur de croissance VEGF. Cependant, dans le cas de la DMLA de type sec, les chercheurs ont découvert que de fortes doses quotidiennes de certains suppléments vitaminiques peuvent aider à ralentir la progression de la DMLA intermédiaire vers la DMLA évoluée, qui est le stade au cours duquel la plus importante perte de vision survient. Pour en savoir davantage au sujet des traitements offerts dans le cas de la DMLA de type sec et de la DMLA de type humide.

Q. : Que devrais-je faire si je crois être à risque en ce qui concerne la DMLA?

R. : Premièrement, vous devriez consulter votre professionnel des soins de la vue. Photo, en couleurs, d'un professional des soins de la vue avec une patiente lors d'un examen des yeuxIl pourra effectuer un certain nombre de tests spécifiques qui aideront à diagnostiquer la DMLA, incluant une vérification de votre acuité visuelle, un examen du fond de l’œil, une angiofluorographie et un test d’Amsler. En second lieu, vous devriez adopter des habitudes de vie qui pourraient aider à réduire votre risque, tel que décrit précédemment. Vous pourriez aussi effectuer un test d'Amsler à la maison à intervalles réguliers.

Q. : Que devrais-je faire si je constate que j’ai certains symptômes de la DMLA?

R. : Les personnes qui éprouvent certains symptômes de DMLA de type humide ou de type sec sont invitées à consulteur leur professionnel des soins de la vue immédiatement. Les personnes âgées de plus de 50 ans ou qui sont à risque de DMLA sont, quant à elles, encouragées à consulter leur professionnel des soins de la vue au moins une fois par année.
 
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