​Témoignage de Cathy MacDonald

Âge : 42 ans
Personne diabétique depuis avril 1974
Personne atteinte de rétinopathie diabétique depuis l’hiver 1996

Son récit

Cathy MacDonald se souvient à peine de la fête de Pâques qui a suivi son diagnostic de diabète de type 1 alors qu’elle avait à peine quatre ans.

«Je sais que j’ai été hospitalisée», raconte Cathy MacDonald, qui vit actuellement avec son mari et sa fille dans la ville de Sackville, en Nouvelle-Écosse.

Mais elle se souvient surtout des mains tremblantes de sa mère qui lui donnait tous les jours ses injections d’insuline, une routine qu’elle devra respecter jusqu’à la fin de ses jours.

Lorsque Cathy MacDonald a atteint la mi-vingtaine, de minuscules vaisseaux sanguins se sont formés au niveau de la rétine (partie arrière de l’œil). Elle a alors eu besoin de traitements au laser pour contrôler leur croissance. Plus tard, il y a eu décollement de la rétine et apparition d’une rétinopathie diabétique.

«J’étais au courant des complications du diabète, mais cela semblait si loin. Je ne connaissais personne qui avait été aux prises avec des problèmes sérieux », dit Cathy MacDonald. « C’est la même chose pour le régime alimentaire. Si vous trichez, vous ne voyez pas tout de suite les conséquences. Vous trichez de plus en plus, et éventuellement cela devient une habitude.»

Les chirurgies visant à corriger la situation n’ont pas été fructueuses. À l’âge de 27 ans, Cathy MacDonald s’est donc retrouvée totalement aveugle. Heureusement, elle avait été mise en contact avec INCA peu de temps avant de perdre la vue.

«Ma réadaptation s’est faite assez rapidement», dit-elle.

Munie d’habiletés acquises à INCA, Cathy MacDonald a obtenu un diplôme en sciences humaines et a décroché un emploi auprès de personnes handicapées. Cathy MacDonald a aussi fait énormément de bénévolat à INCA où elle a aidé d’autres personnes à s’adapter à la perte de vision.


Retour au haut de la page
  • .

    Mon plus grand défi

    « J’ai toujours été diabétique, la gestion de ma maladie n’a donc jamais été difficile. Mais, je fais actuellement face à une autre complication du diabète : j’ai besoin d’une transplantation rein-pancréas. Mon plus grand défi consiste donc à respecter un régime alimentaire encore plus strict en comptant sur des personnes qui voient pour m’aider à choisir les bons aliments. »

  • .

    Mon plus grand atout

    « Lorsque j’ai appris que j’étais atteinte de rétinopathie diabétique, lorsque j’ai subi mes chirurgies et lorsque j’ai réalisé que je ne verrais plus, mon amoureux, qui est aujourd’hui mon mari, a été mon plus grand atout. Il est encore et toujours celui qui unit notre famille! J’ai la ferme conviction que chaque fois que je me retrouverai devant un nouvel obstacle, il sera là pour m’aider à relever un défi que je ne pourrais pas surmonter seule. »

  • .

    L’aide d’INCA

    « Lorsque j’ai perdu la vue, j’occupais un poste que je n’aimais pas et mon employeur ne voulait pas rendre mon environnement de travail accessible. Un conseiller en emploi à INCA m’a alors encouragée à profiter de l’occasion pour trouver un emploi motivant. INCA m’a transmis les habiletés requises pour effectuer les changements qui s’imposaient dans ma vie et m’a aidée à trouver un nouvel emploi. »

  • .

    Le conseil que je vous donne

    « Faites les bons choix pour vous. La vie est une série de choix et très souvent nous faisons de mauvais choix. Pensez aux implications à long terme. Des complications peuvent survenir et le diabète est une maladie grave, mais vous pouvez la gérer et il y a des gens pour vous aider. »