Foire aux questions

Si vous venez d’apprendre que vous, ou l’un de vos proches, êtes atteint de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), ou si vous craignez d’être à risque, il est normal qu’une foule de questions surgissent. Vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions les plus souvent posées à propos de la DMLA.

1. Si je suis atteint de DMLA, vais-je devenir complètement aveugle?

Vous pourriez devenir « aveugle selon la loi », mais il est peu probable que la DMLA seule vous rende totalement aveugle. La plupart des personnes atteintes de DMLA, même celles qui le sont le plus gravement, conservent malgré tout une certaine vision utilisable et peuvent apprendre à effectuer bien des activités de la vie quotidienne en utilisant des mesures d’adaptation.

2. Peut-on guérir la DMLA?

Non, aucune des formes de la maladie ne peut être guérie, mais il existe des traitements qui aident à freiner l’évolution de la DMLA et à préserver la vision. Si vous êtes atteint de DMLA de type sec au stade intermédiaire, un supplément spécial de vitamines à fortes doses peut ralentir l’évolution de la maladie. Demandez à votre spécialiste de la vue si un supplément de vitamines est approprié dans votre cas
Dans les cas de DMLA de type humide, plusieurs traitements peuvent aider à ralentir la perte de vision et, parfois, à restaurer la vision. Il est là aussi préférable de s’adresser à un spécialiste de la vue pour déterminer la meilleure stratégie de traitement dans votre cas.

3. Je sais qu’il existe différents médicaments pour traiter la DMLA de type humide. Quels sont ces médicaments, et comment puis-je savoir celui qu’il me faut?

Les deux traitements les plus courants dans le cas de la DMLA de type humide sont Lucentis (ranibizumab) et Eylea (aflibercept) qui sont tous deux des médicaments intraoculaires que l’on injecte dans l’œil pour ralentir l’évolution de la maladie. Lucentis et Eylea sont approuvés par Santé Canada et remboursés dans certaines provinces et certains territoires. Il a été démontré que ces médicaments ralentissent le processus de perte de vision et, dans certains cas, inverse la perte de vision.

Avastin (bevacizumab), un autre médicament, n’est pas approuvé par Santé Canada pour le traitement de la DMLA de type humide, mais certains spécialistes de la vue pourraient le prescrire en fonction de leur évaluation personnelle des besoins particuliers d’un patient.
À tire de patient, vous avez le droit de vous informer et de participer activement à la prestation de vos soins oculaires. Nous vous recommandons de consulter votre spécialiste de la vue pour discuter des bienfaits et des risques de Lucentis, Eylea et Avastin et de l’option de traitement qui vous convient le mieux.

4. Peut-on prévenir la DMLA? 

Vous ne pouvez pas prévenir la DMLA, mais vous pouvez réduire au minimum votre risque de DMLA en apportant certains changements à votre alimentation et à votre mode de vie.

  • Vivez sans fumée.
  • Portez des lunettes de soleil qui bloquent au moins 99 % des rayons ultraviolets (UV).
  • Mangez beaucoup de légumes à feuilles vert foncé.
  • Réduisez votre consommation d’aliments transformés et emballés.
  • Augmentez votre apport d’acides gras oméga-3 (présents dans le poisson et l’huile de lin).
  • Veillez à ce que votre tension artérielle soit contrôlée.

Les personnes de plus de 50 ans sont tout particulièrement invitées à subir régulièrement des examens oculovisuels complets pour s’assurer d’avoir une santé visuelle optimale.

5. Mes parents ont récemment commencé à perdre la vue, et ils ont du mal à s’adapter à la situation. Je ne sais pas trop comment les aider. Quels sont les services de soutien offerts? 

Il est tout à fait normal pour une personne de se sentir déprimée, en colère ou esseulée lorsqu’elle perd la vue, et il peut être tout aussi difficile pour les membres de la famille de voir un être cher s’agiter en tentant de s’adapter à la situation. Si vous, ou une personne qui vous est chère, éprouvez des difficultés à relever les défis psychologiques qu’entraîne la perte de vision, sachez que nous sommes là pour vous.

6. Comment savoir si mon problème oculaire constitue une urgence médicale? Quand devrais-je me soigner moi-même, consulter un spécialiste des soins de la vue ou me rendre à l’urgence?

Il est toujours difficile de savoir si un problème oculaire constitue une urgence médicale ou non, voici quelques indices.

Rendez-vous immédiatement à l’urgence si :

  • vous ne pouvez plus voir d’un œil tout à fait soudainement. Il est possible qu’un des vaisseaux menant aux yeux soit bloqué et cela requiert une attention immédiate.
  • vous constatez une perte soudaine de vision (totale ou partielle) dans un œil. Il pourrait s’agir d’un décollement de la rétine ou d’un saignement rétinien associé à la DMLA de type humide.
  • en quelques heures, votre œil devient excessivement douloureux;
  • vous éprouvez une sensibilité soudaine et extrême à la lumière;
  • vous êtes victime d’un traumatisme quelconque aux yeux, par exemple si votre œil a été frappé par un objet de quelque type que ce soit;
  • vous constatez que votre vision est perturbée par la présence de nombreux éclairs lumineux ou corps flottants.

7. Je pense que j’ai des hallucinations visuelles. Que dois-je faire?

Les personnes qui vivent avec une vision partielle causée par une maladie oculaire risquent d’être victimes du syndrome de Charles Bonnet (SCB), qui consiste à avoir des hallucinations visuelles.

Si vous avez des hallucinations visuelles, parlez-en immédiatement à votre spécialiste de la vue et à votre médecin de famille. Mais rappelez-vous que ce que vous vivez est tout à fait normal en ce qui concerne les personnes atteintes d’une maladie oculaire. Vous n’êtes pas seul!

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