Q. J’ai entendu dire que manger du poisson pouvait être bon pour les yeux, mais que le poisson pouvait contenir des substances nocives comme le mercure. Combien de poisson peut-on consommer en toute sécurité?

R. Selon les plus récentes recherches, le poisson est en effet très bon pour les yeux. Une étude récente démontre que les personnes âgées, qui mangent du poisson au moins deux fois par semaine, sont deux fois moins susceptibles de développer une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) que celles qui consomment des poissons moins d’une fois par semaine.
 
La DMLA est la principale cause de perte de vision chez les Canadiens de plus de 50 ans.
 
Une étude similaire effectuée en Australie a aussi démontré que la DMLA est plus rare chez les personnes dont le régime alimentaire est riche en acides gras oméga-3 – qu’on retrouve principalement dans les poissons huileux, comme le hareng, les sardines, le saumon et le maquereau de l’Atlantique, de même que dans les graines de lin et les noix. L’acide gras oméga-3 spécifique au poisson et si bon pour les yeux, le DHA (acide docosahexanoïque) se retrouve aussi au niveau de la rétine et du cerveau.
 
Malheureusement, au cours des dernières années, la consommation de poisson engendre certaines préoccupations en raison d’une possible contamination avec des substances comme le mercure.
 
Une étude récente effectuée plus tôt cette année par le ministère des Pêches et Océans du Canada a cependant révélé que les niveaux de toxines contenues dans les saumons de la Colombie-Britannique, qu’ils soient sauvages ou d’élevage, sont actuellement moins élevés (53 à 71 fois moins élevés) que le niveau limite recommandé pour consommation humaine.
 
Le Guide alimentaire canadien recommande actuellement de consommer deux portions de poisson, comme le saumon, le maquereau de l’Atlantique, le hareng et les sardines, chaque semaine. Santé Canada, qui publie le Guide alimentaire, conseille aux consommateurs de restreindre leur consommation de poissons plus vieux et plus gros, comme l’espadon, le requin ou le thon frais ou congelé, à un repas par semaine. Dans le cas des jeunes enfants et des femmes en âge d’avoir des enfants, la limite recommandée dans le cas de l’espadon, du requin ou du thon frais ou congelé, est d’un repas de poisson par mois. Des études récentes ont aussi indiqué que cette restriction pourrait aussi s’appliquer au thon en conserve.

Le spécialiste :

Dr Paul Chris est directeur général du Vision Institute of Canada, une clinique d’enseignement de l’optométrie sans but lucratif de Toronto (www.visioninstitute.optometry.net). Il pratique aussi l’optométrie à Toronto depuis 30 ans et s’intéresse tout particulièrement à la nutrition et à la vision.
 
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