Q. : Comment puis-je savoir si une personne vit avec une perte de vision? Et quand dois-je lui offrir mon aide?

R. : En bref, la réponse à votre première question est la suivante : vous ne le pouvez pas. Il s’agit en effet d’une information que vous ne pouvez pas toujours détecter immédiatement ou même jamais.
 
Quatre-vingt-dix pour cent des personnes qui vivent avec une perte de vision possèdent une vision résiduelle et plusieurs d’entre elles n’ont pas besoin d’aide à la mobilité comme un chien-guide ou une canne blanche pour se déplacer. Cela signifie qu’il peut être difficile de constater que ces personnes vivent avec une perte de vision. Certaines d’entre elles peuvent distinguer les gens, les formes et les objets situés près d’elles, d’autres peuvent lire la signalisation ou les mots si les caractères de ceux-ci sont très gros.
 
Si vous rencontrez une personne qui vit avec une perte de vision, ne présumez pas qu’elle a besoin de votre aide. Bien des gens croient que la perte de vision est associée à un état de détresse ou à une forme de dépendance. Ces présomptions ou stéréotypes peuvent faire croire qu’une aide est toujours requise. Bien que vos intentions puissent être très bonnes, elles peuvent entraîner des situations embarrassantes pour vous et pour la personne que vous tentez d’aider.
 
Il se peut cependant que des personnes qui vivent avec une perte de vision apprécient votre offre, ne soyez donc pas gêné de proposer votre aide. Il vous suffit tout simplement de demander si votre assistance est requise ou non. Un simple : « Bonjour, je m’appelle Jean. Puis-je vous aider? » devrait suffire. La personne peut vous répondre non, auquel cas vous pouvez tout simplement lui souhaiter une bonne journée et poursuivre votre route. La personne peut aussi accepter votre offre. Elle pourra alors vous poser une question sur la direction qu’elle devrait prendre ou le milieu environnant ou vous demander de la guider en utilisant une technique de guide. S’il s’agit d’un propriétaire d’un chien-guide, cette personne pourrait même demander à son chien de vous suivre pendant un certain temps. L’élément clé est de laisser la personne vous indiquer comment elle aimerait que vous l’aidiez.
 
Il est cependant utile d’observer la situation avant d’offrir votre aide. Par exemple, si une personne déambule en toute confiance dans une station de métro, un centre commercial ou une école, elle n’a probablement pas besoin d’aide. Mais si cette personne semble incertaine, elle en a peut-être besoin. Offrez rapidement d’aider si vous pensez que tel est le cas. Vous pourrez ainsi rendre la vie d’une personne un peu plus facile.
 
Pour obtenir de plus amples informations au sujet de la technique de guide, voir Étape par étape et pour vous familiariser avec les déplacements sécuritaires tout en vivant avec une perte de vision, visitez http://www.inca.ca/fr/perte-de-vision/deplacements-securitaires/Default.aspx.

La spécialiste

Photo en couleur de Leslie MacDonaldLesley MacDonald est entrée à INCA à titre de professeure d’orientation et de mobilité. Elle est maintenant coordonnatrice nationale du Service de design universel. Elle siège à de nombreux organismes nationaux et internationaux axés sur l’accessibilité, tels que l’Organisation internationale de normalisation, et a représenté INCA pendant 12 ans en matière de défense des droits et de promotion des intérêts au cours de toutes les étapes qui ont mené à l’adoption de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario.

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