Olivette Shaw

Photo en couleur d'Olivette ShawOlivette Shaw de Sault Ste. Marie (Ontario) vivait la vie dont elle avait toujours rêvé. À l’approche de la cinquantaine, elle avait une carrière enrichissante, adorait lire et aimait voyager. C’est alors qu’on diagnostiqua des cataractes chez elle. Alors que le monde lui paraissait de plus en plus embrouillé, elle a subi une chirurgie et sa vision est redevenue normale. « Ce fut miraculeux », dit-elle. « Après la chirurgie, je voyais mieux qu’avant. »

Passé difficile

En 1999, les choses allaient au plus mal pour Mme Shaw. Superviseure du département de diététique d’un centre hospitalier, elle dirigeait de nombreux employés, gérait sa propre charge professionnelle et travaillait beaucoup à l’ordinateur. Alors qu’elle venait d’atteindre la cinquantaine, sa vision a commencé à se détériorer et a diminué progressivement pendant quatre ans. Elle avait l’impression de regarder à travers des vitres couvertes de graisse.

Son ophtalmologiste a diagnostiqué des cataractes, mais il hésitait à planifier un traitement. La chirurgie de la cataracte est une des procédures chirurgicales comportant le taux le plus élevé de succès, mais Mme Shaw étant excessivement myope, cela augmentait le risque de complications.

Elle a donc attendu.

« Tout semblait devenir de plus en plus sombre. Mes yeux voyaient deux personnes et demie. Quelquefois, une personne avait trois jambes, ce qui semblait tout particulièrement bizarre », déclare-t-elle.

Au travail, Mme Shaw devait s’asseoir extrêmement près de son ordinateur pour lire ce qui était inscrit à l’écran. Elle a installé des ampoules 100 watts partout chez elle et a décidé de vendre sa voiture. Ayant été une grande voyageuse, elle restait de plus en plus à la maison. Puis elle a eu de la difficulté à lire, ce qui avait été pour elle une très grande passion. Et c’est là qu’elle a eu vraiment peur. Qu’adviendrait-il si elle ne pouvait plus travailler? Elle avait déjà énormément de difficulté à le faire.

C’est alors qu’elle s’est rendue à INCA. Un spécialiste en emploi a visité son lieu de travail et l’a aidée à organiser son poste en y ajoutant des outils adaptés, ce qui l’a beaucoup aidée.

Puis un jour, Mme Shaw s’est rendue au bureau de l’ophtalmologiste pour constater qu’elle n’était plus en mesure de lire les lettres affichées à l’écran. La diminution de sa qualité de vie surpassait les risques associés à la chirurgie. Il était donc temps de procéder.

Une nouvelle vision

En décembre 1999, à l’aube du nouveau millénaire, Mme Shaw a donc subi une chirurgie à l’œil droit. On lui a administré un calmant, elle n’a donc pas souffert. À l’aide d’une sonde phaco ultrasonique, le médecin a brisé le cristallin embrouillé et l’a retiré. Il l’a ensuite remplacé par une lentille intraoculaire.

Lorsque la chirurgie a été terminée, Mme Shaw portait un bandage sur l’œil. Un rendez-vous a été fixé pour le lendemain matin. Sa sœur l’avait conduite au lieu de la chirurgie et le lendemain, elle l’a amenée chez le médecin.

Lorsque le médecin a retiré le pansement, c’était incroyable, elle voyait de nouveau. « Tout était si clair et coloré », se rappelle Mme Shaw. « Je crois bien que je n’avais pas vu aussi clairement depuis des années. »

En janvier 2000, elle est retournée pour son œil gauche. Habituellement, lorsque des patients sont atteints de cataractes dans les deux yeux, des procédures distinctes sont prévues à environ un mois d’intervalle. Cette fois, pendant l’intervention, grâce à sa vision périphérique, Mme Shaw a pu voir la pièce dans laquelle elle était, mais elle n’a pu voir autre chose.

« Vous réalisez que l’ophtalmologiste va retirer votre cristallin! », affirme Mme Shaw. « Je me souviens avoir vu le médecin se pencher sur moi et me rassurer. Il m’a dit que tout cela ne prendrait pas beaucoup de temps. »

Après la seconde chirurgie, Mme Shaw a éprouvé une certaine douleur et a vu des corps flottants, mais la même remarquable transformation est survenue. Elle pouvait voir de nouveau – fini la noirceur et les couleurs fades. Pendant un certain temps, elle n’a même pas eu besoin de lunettes, elle qui pourtant en avait porté toute sa vie.

« Être soudainement en mesure de voir sans verres correcteurs, dit en riant Mme Shaw, c’est coMme quitter la maison sans sous-vêtements. »

Plus tard, Mme Shaw a dû faire l’achat de verres correcteurs, mais ceux-ci n’étaient pas aussi épais que ceux qu’elle avait eus auparavant. Elle porte aussi des lunettes de soleil, car ses yeux sont maintenant plus sensibles à la lumière.

Ensoleillez votre vie

Aujourd’hui, Mme Shaw fait tout ce qu’elle veut. Après avoir travaillé au centre hospitalier pendant une décennie à la suite de la chirurgie, elle a pris sa retraite en août dernier.

Après un certain temps, elle s’est acheté une nouvelle voiture. « Il était important pour moi de savoir que je pouvais conduire si je le désirais. »

Elle voit de nouveau le visage des membres de sa famille, y compris celui de ses petits-enfants (qui n’ont plus trois jambes). Lorsqu’elle était atteinte de cataractes, elle se fatiguait rapidement, probablement en raison de la fatigue oculaire, mais elle a aujourd’hui énormément d’énergie.

porcée depuis longtemps, elle est maintenant remariée. Elle lit avec ferveur et voyage énormément. Elle s’est d’ailleurs rendue aux Îles Caïman à deux reprises, à St. Vincent, en République dominicaine et à Vancouver. Son prochain voyage la conduira en Égypte.

Quels conseils désire-t-elle donner aux gens qui envisagent une chirurgie de la cataracte?

« Ne tardez pas », déclare-t-elle sans hésitation. « Pourquoi souffrir lorsque ce n’est pas nécessaire? Voilà une procédure qui ensoleille votre vie! »

Aidez-nous à transformer des vies

De temps à autre, nous faisons appel aux Canadiens pour obtenir des dons qui permettront à INCA d’aider les personnes vivant avec une perte de vision à obtenir les services et le soutien nécessaires à une qualité de vie satisfaisante. S.V.P. donnez généreusement.

Retour au haut de la page