Peter Saxton

Profil d'un bénévole
Peter Saxton, bénévole à INCA

Les personnes qui croient que la retraite consiste à relaxer les pieds en l’air n’ont pas encore rencontré Peter Saxton, bénévole à INCA.

Peter Saxton, 76 ans, célébrera 50 ans de bénévolat à INCA en avril 2008. Pendant la plupart de ces années, il a été narrateur pour le service du livre parlé de la Bibliothèque d’INCA, mais il affirme n’avoir fait aucune narration pendant les sept premières années de son implication communautaire.

En 1959, alors qu’il travaillait comme professeur de chimie et qu’il dirigeait le Département des sciences de la Don Mills Junior High School de Toronto, un collègue lui a demandé s’il accepterait de consacrer deux heures par semaine à faire la lecture aux personnes qui vivent avec une perte de vision. En dépit du fait qu’il ne possédait aucune expérience dans ce domaine, Peter Saxton a immédiatement accepté.

Première élève – La ‘ Helen Keller du Canada ’

On lui a tout d’abord demandé d’aider une jeune étudiante du secondaire. Cette jeune femme s’appelait Mae Brown; elle est devenue la première canadienne sourde-aveugle à obtenir un diplôme universitaire. Peter Saxton la surnomme la ‘ Helen Keller du Canada ’.

M. Saxton lui a tout d’abord fait la lecture en compagnie d’un interprète tactile, qui épelait les mots lus dans la main de Mae Brown. Puis il a lui-même appris à communiquer en utilisant l’alphabet manuel à deux mains.

Au cours des sept années suivantes, M. Saxton a fait partie de l’équipe qui a aidé Mae Brown à poursuivre ses études. Toujours innovateur, il se souvient d’avoir fabriqué des cartes en trois dimensions avec ses enfants en utilisant des cordes, des macaronis et des grains de riz afin que son élève puisse comprendre les caractéristiques géographiques spécifiques d’un pays.

Mae Brown a obtenu un baccalauréat ès arts de la University of Toronto en 1972 et elle a inauguré à INCA un programme de counseling pour personnes sourdes-aveugles.

Devoirs à faire

Entre-temps, Peter Saxton avait opté pour un nouveau choix de carrière et il travaillait dans le milieu de l’édition scolaire. C’est alors qu’il a commencé à lire des livres pour le service du livre parlé de la Bibliothèque d’INCA. Contrairement au processus hautement technique et rationalisé qui est actuellement utilisé, Peter Saxton se rappelle avoir reçu un magnétophone et une pile de magazines et être retourné à la maison pour procéder à l’enregistrement, car INCA ne possédait aucun studio d’enregistrement à cette époque.

Il se souvient, en riant, d’avoir construit un studio dans sa propre résidence en placardant des couvertures sur les murs et des cartons de douzaine d’œufs au plafond pour insonoriser la pièce.

Devoirs actuels

À cette époque, Peter Saxton lisait surtout le magazine MacLeans et le Sélection du Readers Digest qui sont toujours produits par la Bibliothèque d’INCA, mais maintenant : ‘ Je lis ce que le personnel me demande de lire, ’ dit-il en souriant. Il aime particulièrement les livres traitant de politique et il vient de terminer la lecture du livre de l’ancien député Lloyd Axworthy intitulé Navigating a New World: Canada’s Global Future.

Il a aussi entamé une correspondance amicale avec l’auteur et éditeur canadien Mel Hurtig, après lui avoir transmis un courriel l’informant du plaisir qu’il avait eu à lire un de ses livres à haute voix. Les deux hommes correspondent maintenant régulièrement et M. Saxton déclare que Mel Hurtig lui envoie souvent des articles sur des sujets d’intérêt particulier.

Jamais un moment d’ennui

L’horaire chargé de M. Saxton inclut le bénévolat dans les studios de Toronto d’INCA deux fois par semaine et une journée par semaine de travail dans une résidence pour personnes âgées en compagnie de sa seconde épouse, Anne, qui a été sa première technicienne monitrice au studio d’INCA. Puis, il se rend à Scarborough, à l’est de Toronto, où il fait du bénévolat pour VoicePrint, un service sonore de lecture de nouvelles qui diffuse les principaux articles – nationaux, régionaux et locaux – de plus de 100 journaux et magazines canadiens.

Lorsqu’il a quelque temps libre, il aime bien s’occuper de ses petits-enfants et lire le journal pour se tenir au courant des actualités.

Il ne prévoit pas diminuer le nombre d’heures qu’il consacre à INCA.

« Je continuerai tant et aussi longtemps que j’en serais capable », déclare M. Saxton, rayonnant.

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