Dr Jim Farmer

On dit souvent que dans la vie il est important d’être au bon endroit, au bon moment. Voilà qui est particulièrement vrai dans le cas du Dr Farmer, un ophtalmologiste d’Ottawa qui consacre dorénavant une partie de l’année à visiter les régions du Nord de l’Ontario à bord de la clinique ophtalmologique mobile d’INCA.
 
Photo de Jim FarmerLe Dr Farmer, 52 ans, est entré en contact avec INCA en 1991, lorsque sa vie a pris une tout autre tournure. « Je travaillais avec un autre ophtalmologiste et on lui a demandé de visiter le Nord de l’Ontario à bord de la clinique ophtalmologique d’INCA », explique le Dr Farmer. « À la dernière minute, ce médecin n’a pas pu s’y rendre, et il m’a demandé si je voulais le remplacer. Je ne connaissais rien de la clinique mobile à ce moment-là. »
 
Le Dr Farmer, qui se décrit comme un être « assez aventurier », a rapidement répondu : « Je suis prêt à y aller. »
 
Ce fut aussi simple que cela. En compagnie de Monique Pilkington qui amorçait alors sa première année à titre de directrice du programme de la clinique ophtalmologique mobile d’INCA, le Dr Farmer et le reste du personnel de la clinique se sont lancés à l’aventure.

Composante du programme de prévision de la cécité

La clinique mobile d’INCA, aussi connue sous le nom de Clinique ophtalmologique mobile de l’Ontario, est une clinique de soins oculaires sur roue, totalement équipée et à la fine pointe de la technologie. Chaque année, de mars à novembre, elle parcourt plus de 6 000 kilomètres et visite les régions éloignées du Nord de l’Ontario, offrant ainsi soins oculaires, chirurgies et examens grandement requis, à plus de 5 000 personnes.
 
Le personnel de la clinique regroupe 20 ophtalmologistes participants (incluant le Dr Farmer) accompagnés de deux assistantes en ophtalmologie salariées d’INCA. Cette clinique est partie intégrante du programme de prévention de la cécité d’INCA et de l’Ontario Medical Association.
 
Le Dr Farmer offre ses services une semaine à la fois et, habituellement, il consacre chaque année trois à quatre semaines à ce programme. (La clinique mobile ne fonctionne pas au cours des mois d’hiver en raison des conditions routières dangereuses.) Pour se joindre à l’équipe, il se rend par avion à l’aéroport le plus près du lieu où se trouve alors la clinique mobile et parcourt le reste du trajet en voiture louée.
 
Le personnel loge dans des hôtels ou dans des chalets situés près des villes que la clinique mobile visite. « Quelquefois, les membres des clubs Lions qui aident à financer la clinique mobile nous prêtent une maison appartenant à un des leurs. »

La vie rurale – enfin presque

Travailler à bord de la clinique mobile permet au Dr Farmer de tirer avantage de la vie rurale, et cela l’aide à décompresser.
 
Ce mode de vie constitue une excellente ordonnance médicale pour ce spécialiste à l’horaire extrêmement chargé. Bien que le Dr Farmer, père de trois enfants, et son épouse, pédiatre, demeurent à Ottawa, il pratique aussi à Kingston (Ontario), deux jours par semaine. Le Dr Farmer est à la fois spécialisé en ophtalmologie et en anatomopathologie (branche de la médecine qui traite du diagnostic des maladies par l’examen des tissus et des cellules), une double qualification que seules deux personnes au Canada possèdent.
 
« Ma femme a été élevée à Kenora, et je viens d’une petite ville de l’Ohio qui compte environ 300 000 habitants », affirme le Dr Farmer. « J’ai toujours envié les gens qui demeuraient dans une petite ville, mais ma femme n’aime pas beaucoup la vie rurale. Voilà donc un heureux compromis. »
 
« Je connais les habitants des villes que la clinique visite et je trouve cette pratique extrêmement enrichissante parce que je suis excessivement sociable », affirme-t-il. « Je crois que les personnes du sud (de l’Ontario) ne savent pas ce qu’elles manquent. Au nord, les personnes ne sont pas aussi stressées; je vois là-haut beaucoup plus de personnes âgées en santé. »

Pénurie de soins de santé

Bien sûr, la vie nordique comporte de nombreux défis. C’est pourquoi la clinique mobile représente une telle nécessité. « Il est difficile d’être malade en régions nordiques », déclare le Dr Farmer. « Vous devez parcourir de nombreux kilomètres pour obtenir des soins de santé. »
 
Il y a actuellement moins de 15 ophtalmologistes dans tout le Nord de l’Ontario et le Dr Farmer connaît la majorité d’entre eux. Si un ophtalmologiste en vient à pratiquer dans une municipalité, la clinique mobile retire alors cette ville de son horaire et ajoute une autre localité à son parcours.
 
La pénurie de spécialistes des soins de la vue dans le Nord de l’Ontario est similaire à celle qu’on constate partout dans le reste du Canada, explique le Dr Farmer. «
L’ophtalmologie est une spécialité actuellement très populaire. Mais il y a un nombre restreint de postes de résidents, et c’est ce qui pose problème. Vous pouvez former plus de médecins en attirant plus d’étudiants, mais cela ne règle pas les problèmes de la formation et du nombre de places restreint dans les centres hospitaliers universitaires. »
 
Le Dr Farmer déclare qu’il est honoré de faire partie de l’équipe de la clinique ophtalmologique mobile d’INCA. « Nous adorons ce que nous faisons, nous redonnons un peu de ce que nous avons reçu. »
 
Pour plus d’information sur la clinique mobile d’INCA, visitez http://www.cnib.ca/en/ontario/programs-services/eye-van/Default.aspx (en anglais seulement).

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