Un excès de graisse abdominale accroît le risque de diabète de type II

Les personnes qui sont aux prises avec un excès de graisse au niveau de la région abdominale, peu importe leur poids total, peuvent accroître leur risque de diabète de type II et, par extension, de perte de vision.

Dr Jean-Pierre Després, directeur de la Recherche à Institut de cardiologie de Québec, Centre de recherche de l'Hôpital Laval, a découvert que les personnes dont le tour de taille est hors de contrôle courent plus de risque d’être atteintes de diabète de type II.

Selon ses recherches, les femmes dont le tour de taille mesure plus de 85 centimètres et les hommes dont le tour de taille mesure plus de 90 centimètres, qui possèdent un taux de triglycérides sanguin de plus de 2 mmol/L, augmentent de façon draconienne le risque de diabète de type II. Les triglycérides sont la forme chimique que prend le gras qu’on trouve dans la nourriture et le corps.

Les femmes post-ménopausées courent un risque encore plus élevé de diabète car le gras abdominal peut augmenter naturellement jusqu’à près de 30 % au cours de la ménopause, alors que les femmes préménopausées semblent être mieux protégées contre l’accumulation de gras dans la région abdominale.

Selon le Dr Després, la gestion du tour de taille est tout aussi importante que la gestion de la pression artérielle ou du niveau de cholestérol lorsqu’il s’agit de la prévention du diabète. Votre meilleure protection contre le diabète (et le risque de perte de vision associée à cette maladie) consiste à mener une vie active et à bien vous alimenter. Des mesures fort simples comme utiliser les escaliers plutôt que l’ascenseur, faire de grandes promenades et éviter la restauration rapide, peuvent vous aider à gagner la bataille contre les bourrelets et le combat contre le diabète et la perte de vision.

Dr Després tente maintenant de déterminer quel type d’exercice peut être le plus avantageux pour les femmes post-ménopausées afin de leur permettre d’éviter des niveaux trop élevés de gras abdominal. Son étude actuelle, subventionnée par l’Association canadienne du diabète, comparera les effets de trois programmes d’exercice chez 450 femmes post-ménopausées.

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