Les Canadiens découvrent une importante pièce du casse-tête de la DMLA de type sec

Des scientifiques canadiens ont réalisé une importante percée qui leur permet de mieux comprendre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) de type sec, principale cause de perte de vision au Canada. Une équipe de chercheurs internationaux dirigée par l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal et l’Université de Montréal a récemment décelé un récepteur de cellules déficient qui est à l’origine du type sec de la maladie.
 
La DMLA de type sec représente 90 % de tous les cas de DMLA et 900 000 Canadiens en sont atteints. Elle survient lorsque les couches de cellules au niveau de la rétine vieillissent et s’amincissent, diminuant graduellement la vision centrale ce qui empêche les personnes atteintes de voir clairement les visages ou de menus détails. Il n’existe à ce jour aucun traitement de la DMLA de type sec.
 
L’article publié dans le numéro de février de la revue PLoS Medicine, a été rédigé par les docteurs Sylvain Chemtob et Huy Ong de l’Université de Montréal en collaboration avec Florian Sennlaub de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (France).
 
L’équipe de recherche a utilisé des souris et des rats pour détecter le CD36 ou « récepteur détritivore », une protéine fixée sur les cellules de surface qui élimine les déchets de l’organisme. Les chercheurs ont ainsi découvert qu’une déficience chez ce récepteur empêche l’élimination des gras oxydés au niveau de l’œil. Ces gras s’accumulent donc au-dessus et sous la rétine sous forme de dépôts jaunâtres, appelés drusen, qui entraînent un amincissement de la rétine.
 
« Cette découverte nous rapproche du traitement de la DMLA de type sec, ce qui pourrait améliorer grandement la qualité de vie des aînés, le groupe le plus visé par cette maladie oculaire », déclarait le Dr Huy Ong dans un récent communiqué émis par l’Hôpital Sainte-Justine et l’Université de Montréal.
 
Grâce à cette découverte, l’équipe tente maintenant de trouver de nouveaux traitements de la DMLA de type sec, mais aucun résultat n’est prévu avant 2015.
 
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