Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard

Vers de nouveaux horizons

En novembre 2015, plus de 100 personnes vivant avec une perte de vision ont manifesté devant l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse en réaction à la décision du gouvernement de réduire le financement consacré aux SRDV. À la suite de cette démarche, le ministre de la Santé a rétabli ce financement, indiquant que de tels services devaient être considérés comme des services de santé. Entre-temps, à l’Île-du-Prince-Édouard, les discussions se poursuivent avec l’administration publique provinciale. Dans ces deux provinces, le financement gouvernemental accordé aux SRDV ne couvre pas les frais de l’offre de services aux résidents de ces provinces.

Diminuer les blessures oculaires

Pour répondre à une augmentation du nombre de blessures oculaires subies par les jeunes travailleurs de 15 à 24 ans, INCA a organisé une tournée ciblant les étudiants des métiers techniques des collèges communautaires de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard. Afin de sensibiliser ceux et celles qui se dirigeaient vers des secteurs à haut risque, INCA a tenu 10 ateliers de sécurité oculaire à l’intention des 570 étudiants des 5 campus du Holland College et 15 ateliers destinés aux 1330 étudiants des 13 campus du Nova Scotia Community College.

Aider les parents

L’an dernier, à Halifax, des parents de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-PrinceÉdouard (de même que du Nouveau- Brunswick, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Ontario) ont participé à un atelier sur le parentage lorsqu’on vit avec une perte de vision. En mettant l’accent sur des activités quotidiennes, le programme rehausse la confiance en soi des parents et leur permet d’acquérir des compétences parentales pratiques. Les mères et les pères ont pu partager leur expérience de la perte de vision, discuter de la décision d’avoir des enfants et échanger sur les perceptions du public à cet égard tout en surmontant leur isolement.

Faites connaissance avec Normand Richard

Normand Richard admet que son parcours vers l’acceptation de la perte de vision a été plutôt long. Il se souvient que lorsqu’il avait sept ans, il avait de la difficulté à voir le tableau en classe et à lire des livres. Ce n’est que 30 ans plus tard que ce résident de l’Île-du- Prince-Édouard a appris qu’il était atteint d’une détérioration du nerf optique, une situation qu’il a eu beaucoup de difficulté à accepter.

Il a fallu que dix autres années s’écoulent pour que Normand Richard accepte l’aide d’INCA. Après l’avoir convaincu, nos spécialistes lui ont appris à se déplacer seul avec une canne blanche, lui rappelant que la canne blanche n’est pas, comme il le croyait, un signe de faiblesse, mais bien un outil d’autonomie. Peu de temps après, il apprenait à utiliser un ordinateur et s’inscrivait au Collège de l’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard pour obtenir un GED.

Aujourd’hui, Normand Richard apprend à faire la cuisine. Il possède son propre site Web et il écrit sa biographie. Les profits générés par la vente de cet ouvrage seront versés à l’église de sa localité.

« Vous devez accepter votre déficience visuelle, dit-il. INCA est là pour vous aider et rien d’autre. »

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