En Vue d'INCA - Septembre 2012

Bienvenue au numéro du mois de septembre 2012 du bulletin électronique En Vue d’INCA! Dans ce numéro, nous parlons de la vie à l'école des élèves vivant avec une perte de vision et de l'importance des compétences de transition pour les jeunes qui participent au programme SCORE d’INCA. Nous passons ensuite en revue ce que les parents doivent savoir concernant l'examen de la vue de leurs enfants..



Photo de BrieannLe triomphe de l'esprit sur le corps : de jeunes élèves vivant avec une perte de vision parlent de leur désir d'apprendre

Il peut être difficile de tirer profit au maximum de l'école pour une personne aveugle ou ayant une vision partielle, surtout si cette personne vit avec une perte de vision depuis son jeune âge. Nous avons demandé à des élèves qui sont dans cette situation de nous parler de leurs expériences et de leurs réussites.   

Anthony, 17 ans, Acton   

L’enseignante à l'école que fréquentait Anthony écrivait toujours au tableau avec une craie rouge. Anthony, qui avait alors 13 ans, devait chaque fois se lever et se rapprocher du tableau pour pouvoir lire ce qui y était écrit. Quand Anthony lui a demandé d'utiliser une craie blanche, l'enseignante a refusé, pensant qu'il était atteint d’un trouble d'apprentissage.  

Ce n'était pas le cas. Anthony était plutôt affecté d'une grave myopie. 

Des lunettes l’ont aidé à mieux voir, mais c'est grâce à INCA qu’Anthony a retrouvé confiance dans sa capacité d'apprendre. INCA lui a fourni une télévisionneuse pour grossir le matériel de classe et des livres en gros caractères.  

Il est aussi reconnaissant à son assistant en éducation qui a aidé ses enseignants à trouver des solutions de rechange aux devoirs exigeant d'avoir une acuité visuelle qu’il ne possédait pas et à répondre à ses besoins particuliers. 

Sa confiance dans sa capacité d'apprendre rétablie et les nouveaux outils à sa disposition, rien n'empêche plus Anthony de réaliser tout ce qu'il en tête. Aujourd'hui, il est heureux de pouvoir lire et apprendre comme tout le monde.   

Brieann, 16 ans, Edmonton (Alberta)

Brieann reconnaît qu'elle était parfois réticente à parler avec franchise de sa perte de vision.

“« Quand j'étais plus jeune, dit elle, je manquais d'assurance, de crainte de déranger les autres.»

Brieann est atteint d'albinisme oculo cutané et ne peut voir ni le bleu ni le vert. Elle lit plus facilement les caractères d'imprimerie, mais certains de ses enseignants continuaient d'écrire leurs commentaires à la main, une écriture qu’elle a du mal à lire.  

Son conseil? « N'hésitez pas à défendre vos droits : demandez aux enseignants d'écrire en noir. Ils vous respecteront davantage si vous faites valoir vos droits, dit elle. » 

Elle reconnaît que les spécialistes de l'autonomie dans les transports d'INCA ont beaucoup fait pour la convaincre de l'importance de parler sans détour. À Edmonton, les autobus ne sont pas équipés de dispositifs d'annonce sonore des arrêts (on prévoit toutefois en installer dans le futur); les spécialistes d'INCA l’ont aidé à trouver l'assurance de demander aux conducteurs d'annoncer les arrêts.

Quand on lui demande comment elle entrevoit son avenir, elle répond sans hésitation qu'elle sera consultante en vision, consultante en braille ou enseignante. 

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Photo de Jordan

Le programme SCORE, un outil spécialisé hors du commun pour aider les jeunes à construire leur avenir

Les employés et les bénévoles d'INCA travaillent avec les enfants et les jeunes, afin de s'assurer qu'ils ont la confiance, les compétences et les possibilités de se réaliser pleinement dans la société. Pour les aider à remplir cette mission, le programme SCORE d’INCA, axé sur l'acquisition de compétences, le renforcement de la confiance en soi et l'extension des possibilités grâce aux loisirs et à l’éducation, offre aux enfants et à leurs familles quatre niveaux de participation, qui permettent aux jeunes d'explorer leur monde, de gagner en assurance et de se bâtir un meilleur avenir.

Nous avons pu recueillir les propos de jeunes de différentes régions du Canada qui ont participé cette année au programme.  

Shelby, 17 ans, Sudbury (Ontario) 

Shelby est allée au Lake Joseph Centre à neuf reprises depuis qu'elle était en 5e année. Elle a maintenant entrepris sa dernière année du secondaire et elle est de retour au Centre pour suivre le niveau 4 du programme SCORE, qui débute par une semaine axée sur l'orientation, riche en activités divertissantes au superbe complexe de Muskoka, en Ontario.* 

Tout au long de la semaine, Shelby a eu la chance de faire la connaissance d’adultes et de jeunes de son âge, comme elle aveugles ou ayant une vision partielle. Elle dit que l'orientation lui permet de trouver sa « zone de confort », tandis que les jeux éducatifs lui apprennent l'importance d'avoir des relations sociales. 

La deuxième partie du programme SCORE 4, appelée tout simplement « La semaine à Toronto », lui a fait découvrir l'importance du bénévolat. Au centre d'hébergement pour les sans abri Good Shepherd, Shelby a appris le dévouement dont il faut faire preuve pour aider les autres.

« J'ai appris à mieux connaître le système de bénévolat et j'ai compris l'importance d’être à l’heure quand d'autres personnes comptent sur vous pour les aider. »

Ce souci d'aider les autres, Shelby, qui est atteinte de rétinopathie d’un œil, veut l'exprimer par l’art. Elle adore dessiner des animaux et la nature et elle veut illustrer des livres ou étudier la thérapie par l’art, estimant que le meilleur moyen d'aider les autres est de le faire en utilisant ses talents.

Jordan, 19 ans, Saskatoon (Saskatchewan)

Bien qu'il soit trop modeste pour le dire, Jordan possède à n’en pas douter toutes les qualités d'un chef, y compris celle de motiver les autres.

Dans le cadre du programme SCORE 4 pour les adolescents, Jordan et son groupe sont allés au centre d'hébergement pour les sans abri Good Shepherd faire les lits et plier les serviettes pour les sans abri de la ville. C'est un travail difficile et, quand Jordan a constaté une diminution de l'enthousiasme au sein de son groupe, il a rappelé à tous raison de leur présence au centre. 

« Le fait de savoir qu’une personne passera la nuit à dormir au chaud est ce qui me procure le plus de satisfaction, dit il, parce que je sais que j’y suis pour quelque chose. »

Il explique que les activités auxquelles il a participé dans le cadre du programme SCORE l’ont motivé à continuer de faire du bénévolat et qu’il est entré en contact avec des conseillers en orientation pour que ce projet puisse se concrétiser à son retour à Saskatoon./p>

Ce qui lui manquera le plus, à la fin du programme, toutefois, ce sont les gens qu’il a côtoyés.

Les gens sont l’ingrédient essentiel du programme SCORE. Ils m'ont fait prendre conscience que d'autres devaient faire face à des défis semblables aux miens », affirme Jordan, qui est atteint d’hypoplasie du nerf optique. 

Faites la connaissance d’autres participants exceptionnels du programme SCORE 2012

Vous voulez en savoir plus à propos du programme SCORE? Écoutez directement ce qu'ont à raconter les jeunes participants de cette année qui ont rejoint le président et chef de la direction d'INCA, John Rafferty, au studio pour l'enregistrement d'un épisode spécial de notre balado Visioncast consacré au programme SCORE.

*Situé dans le magnifique décor du district de Muscoka, en Ontario, le Lake Joseph Centre d’INCA accueille notamment le Facteur Star d’INCA, un concours de chant national pour les Canadiens vivant avec une perte de vision. Nous remercions Accessible Media Inc​. et The Kololian Foundation pour leur généreuse contribution au concours de cette année.

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Les enfants et les examens de vue : ce qu'il faut savoir

Photo d’un enfant et d’un optométriste pendant un examen de la vue

Pendant que vous ferez les magasins pour acheter les cahiers et les vêtements de vos enfants pour la rentrée scolaire cet automne, songez à ceci : selon de nouvelles données provenant de la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), tandis que 32 % des jeunes de 12 à 18 ans portent des verres de correction, plus de 20 % de ceux qui n’en portent pas ont une vision réduite. 

Pourtant, beaucoup de parents ne font pas examiner la vue de leurs enfants tant qu’il n'est pas évident qu'ils ont besoin de leur première paire de lunettes. C'est pourquoi il est essentiel de vous renseigner à propos de la santé oculaire de vos enfants. 

Dépistage précoce grâce aux examens de la vue 

De fait, la perte de vision peut affecter n'importe qui, à n’importe quel âge, et beaucoup de troubles oculaires ne s'accompagnent d’aucun symptôme aux stades précoces. Il est absolument vital que les jeunes se fassent examiner la vue dès le plus jeune âge, afin de découvrir un éventuel trouble ou maladie oculaire susceptible d'entraîner une perte de vision. 

« Nous tous, Canadiens, pouvons en faire beaucoup plus pour préserver la santé visuelle de nos enfants, fait observer le vice président de la Recherche d'INCA, Keith Gordon. Ils n'ont que deux yeux et ils doivent leur servir toute leur vie. »

INCA recommande aux parents de faire passer à leurs enfants un premier examen de la vue entre l’âge de six et neuf mois. Ils devraient en passer au moins un autre entre deux et cinq ans, puis un examen annuel jusqu'à 19 ans. 

L'exception à la règle 

Il importe de mentionner que les enfants qui ont une maladie oculaire ou qui présentent des facteurs de risque qui les prédisposent à développer des maladies oculaires peuvent avoir à consulter un spécialiste de la vue plus fréquemment que ce qui est recommandé ci dessus. 

Comme tous les cas de maladie sont particuliers - comme le sont les facteurs de risque qui s'appliquent aux maladies oculaires -, nous vous encourageons à suivre les recommandations du spécialiste de la vue de votre enfant concernant les examens nécessaires dans son cas particulier.

Comme le Dr Gordon l’explique, beaucoup de personnes atteintes de maladies oculaires graves ne présentent aucun symptôme; aussi, même si on a une acuité visuelle de 20 sur 20, on n'est pas à l'abri de ces maladies. 

Enfin, rappelons qu'il est important de consulter votre spécialiste de la vue dès que vous remarquez des changements dans la vision de votre enfant. 

 

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Photo de la calculatrice parlante

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