En Vue d'INCA - Janvier 2012

Bienvenue au numéro de janvier 2012 du bulletin électronique En Vue d’INCA! Ce mois-ci, nous parlons du travail d'une artiste passionnée par les œuvres tactiles destinées aux personnes aveugles ou ayant une vision partielle et nous rendons hommage à d'autres créateurs canadiens qui se surpassent tout en vivant avec une perte de vision.



Une photographe de Niagara qui vit avec une perte de vision met l’accent sur la famille

Photo de Jennifer BlakelyJennifer Blakeley sait très bien que la vie peut changer du jour au lendemain.

Enceinte de huit mois de son premier enfant, elle s’est réveillée un matin aveugle de l'œil droit.

« J'ai subi une foule de tests. Les médecins ne comprenaient pas de quoi il s'agissait », raconte Jennifer Blakeley, présidente, fondatrice et photographe chez AlphabetPhotography.com.

Sa grossesse a entraîné une hypotension artérielle qui, jumelée à une anémie, a créé des dépôts de calcium sur son nerf optique, bloquant ainsi la circulation sanguine vers l’œil droit. Cette maladie héréditaire, appelée drusen de la papille optique, a totalement détruit sa vision périphérique ainsi qu'une importante partie de sa vision centrale dans cet œil.

« Toute ma vie, j'ai consulté un optométriste parce que je portais des verres de contact, mais cette maladie n'a jamais été dépistée », raconte-t-elle avec une touche de réprimande.

Son entreprise, AlphabetPhotography.com, située à Niagara-on-the-Lake (Ontario), va bon train et emploie plus de 30 personnes. Jennifer Blakeley a voyagé partout dans le monde photographiant des objets du quotidien et des monuments historiques pour concevoir des collages éloquents pour ses clients. Cette entreprise canadienne très populaire a été mise en vedette par plusieurs médias internationaux, notamment CNN et « The View ». Récemment, AlphabetPhotography.com s'est joint à Gymnastique Canada pour concevoir un alphabet humain et appuyer l'organisme alors qu’il se prépare pour les Jeux olympiques de Londres 2012.

En dépit de sa notoriété, Jennifer Blakeley n'a pas beaucoup parlé de sa perte de vision.

« La plupart des gens ne savent pas que je vis avec une perte de vision. Cela a nécessité une très grande adaptation, mais j'y suis habitué aujourd'hui. Je fais la plupart des choses que j'avais l'habitude de faire avant de perdre la vue », dit-elle.

La jeune femme de 32 ans n'a pas ralenti ses activités depuis qu'elle a perdu la vue dans un œil. En fait, cet événement l'a incité à fonder une nouvelle entreprise. En effet, son centre d’intérêt professionnel a changé et ses photographies ne sont dorénavant axées que sur la maternité, les nouveau-nés et la famille.

« Je désirais créer de beaux portraits de famille qui auraient des répercussions importantes pour les personnes visées, de telle sorte qu'elles les conservent et les transmettent aux générations futures » raconte-t-elle en ajoutant qu'elle utilise dorénavant de manière bien différente les paramètres haute technologie de son appareil photographique.

Puisqu’un ophtalmologiste est en mesure de dépister en bas âge la maladie dont elle est atteinte, Jennifer Blakeley aimerait bien que la population soit mieux informée relativement à celle-ci et invite les gens à subir un examen de la vue.

Pour en savoir plus sur les œuvres photographiques de Jennifer Blakeley, visitez jenniferblakeley.com et alphabetphotography.com.

Haut de la page


Lucas Haneman, gagnant du concours Le Facteur Star 2010, visite le festival Jazz On The Mountain At Whistler

Photo de Lucase HanemanEn septembre dernier, Lucas Haneman d’Ottawa, gagnant du concours Le Facteur Star 2010 d’INCA, a remporté la bourse INCA, ce qui lui a permis de participer à des ateliers de maîtres donnés par certains des plus grands guitaristes de jazz au monde dans le cadre du premier festival Jazz On The Mountain At Whistler (JOMAW), un tout nouveau festival de jazz réunissant des artistes canadiens et internationaux.

Lorsqu'INCA l'a appelé l'été dernier, il a été ébahi.

« J'étais tellement surpris. Ce n'est pas tous les jours qu'INCA vous appelle pour vous demander si vous désirez prendre l'avion pour participer à un festival de jazz exceptionnel et étudier avec certains des plus grands guitaristes au monde. Je me suis senti terriblement chanceux. J'étais ravi, » dit-il.

JOMAW a eu lieu au cours de la fin de semaine de la fête du Travail dans le village piétonnier de Whistler (Colombie-Britannique). En compagnie de 70 autres étudiants guitaristes, le jeune homme de 24 ans a perfectionné son art en participant à des ateliers donnés par six professeurs dont l’expérience combinée en enseignement représentait 130 ans.

Il a aussi eu l'occasion de travailler avec certains des meilleurs musiciens au monde, dont Kevin Eubanks et Stan Samole.

« Kevin et Stan nous ont demandé de jouer et ils nous ont ensuite fait part de leurs commentaires. Stan, ce joueur de guitare exceptionnel, a fait en sorte que nous jouions tous ensemble. J'ai été fasciné. J'ai aussi eu la chance de jouer deux chansons avec Kevin et il a été vraiment encourageant. En fait, ils l'ont tous été. »

Lucas Haneman, dont la naissance prématurée a provoqué un décollement de la rétine, possède 10 % de vision dans l’œil droit et est totalement aveugle dans l’œil gauche.

Le diplômé de l'Université Concordia était accompagné de son père. Ils se sont rendus en Colombie-Britannique en avion sur les ailes de WestJet.

« Si je n'avais pas eu de guide avec moi, l'expérience aurait pu être toute autre, mais si vous désirez réussir, il vous faut vraiment tenter d'être autonome et indépendant », affirme-t-il.

Lucas Haneman partage actuellement son temps entre Montréal et Ottawa. Il compose des pièces et joue dans différents groupes, dont Go Long (!), un duo acoustique qu’il a fondé avec Danielle Alard d'Ottawa. Au début de l’année, Lucas Haneman a réalisé son premier album intitulé « This is What’s Up », qu’il décrit comme étant du jazz mélancolique agrémenté de touches de funk, de rock, de blues et d’un peu de folk.

Pour en savoir plus sur Lucas Haneman, visitez myspace.com/lucashaneman or lucashaneman.com.

Haut de la page


Une artiste canadienne crée une installation tactile à l’intention des personnes qui vivent avec une perte de vision afin de rendre hommage à l’entraide communautaire

Image d’œuvres de Pamela MingoLa passion de l'artiste canadienne Pamela Mingo l'a entraîné sur divers sentiers et plus récemment sur celui de la célébration d'une collaboration communautaire essentielle.

Le mois prochain, lorsque les gens de Scarborough (Ontario) se rendront au nouveau centre multifonctionnel de cette ville, les personnes vivant avec une perte de vision auront non seulement accès aux services d'INCA, elles pourront aussi admirer une installation tactile créée par Pamela Mingo.

Le bureau communautaire de Scarborough est partie intégrante d'un projet entrepris par Centraide dans le but de créer huit « plaques tournantes » dans des quartiers prioritaires du Grand Toronto où les services se doivent d'être améliorés. Ce bureau de Scarborough, situé sur l'avenue Kennedy, près de la rue Ellesmere, abritera une multitude d'organismes communautaires, y compris INCA, de telle sorte que les personnes qui ont besoin de recevoir des services pourront les recevoir sous un seul et même toit.

Pour célébrer cette collaboration, chaque organisme participant a été jumelé à un artiste qui a eu le mandat de créer une installation pour le nouveau centre. L’art tactile constitue pour les personnes vivant avec une perte de vision une expérience plurisensorielle qui permet de rehausser leur interrelation avec les arts. Pamela Mingo a donc travaillé en étroite collaboration avec le personnel, les bénévoles et les clients d'INCA afin d'élaborer un concept qui soit accessible aux personnes aveugles ou ayant une vision partielle.

« La pièce regroupe 10 autoportraits de personnes de huit à 50 ans vivant avec une perte de vision », explique Pamela Mingo.

Ces autoportraits prennent la forme de silhouettes représentant les différents visages d'INCA, de ses employés à ses clients. Ils sont agrémentés de mots et d'images traduisant les sentiments qu’INCA suscite chez chacune de ces personnes.

Dans le nouveau bureau communautaire de Scarborough, INCA offrira un service d'évaluation visuelle. Les visiteurs pourront aussi se procurer des articles de la Boutique INCA. Par ailleurs, les espaces communs serviront à l'animation de groupes comme les groupes d'entraide d’INCA.

En plus d’offrir aux clients un accès plus facile (surtout pour les personnes qui ne sont pas en mesure de se rendre à notre bureau du centre-ville de Toronto), le nouveau centre permettra à INCA de tendre la main à un plus grand nombre de nouveaux Canadiens, car plusieurs d'entre eux vivent dans la région de Scarborough. Chacun des organismes qui logent dans le nouveau centre communautaire aura accès à des services d'interprètes offerts dans plusieurs langues, ce qui leur permettra de communiquer avec des clients issus de pays divers.

Haut de la page 


Article vedette

Bien compter ses pas grâce à un podomètre parlant : 17,95 $

Photo du podomètre parlantCet hiver, faites de l’activité physique une priorité grâce à ce podomètre parlant abordable avec compteur d’impulsions. Cet appareil compte non seulement les pas que vous faites dans une journée, il pourrait vous donner le coup de pouce qu’il faut pour vous faire sortir cet hiver et demeurer actif!

Le podomètre avec compteur d’impulsions est agrémenté de messages guidés parlés qui vous permettent de mettre en marche les fonctions marche, heure et alarme (offertes en anglais seulement) et d’inscrire votre poids et la longueur de vos pas. L’appareil s’attache à la ceinture ou à la poche. Garantie d’un an.

Cliquez ici pour commander votre podomètre parlant immédiatement. Pour consulter les nombreux autres articles vendus dans nos Boutiques INCA, visitez l’une ou l’autre de nos 20 boutiques situées aux quatre coins du pays, visitez notre boutique Web ou communiquez avec la Ligne d’assistance téléphonique d’INCA en composant le 1 800 563-2642 pour commander un catalogue gratuit

Haut de la page


Photo de Tim LaittDons mensuels -- Devenez membre du Club Vision

C'était un soir de grand blizzard, la température frôlait -30°C et des rafales balayaient le sol. Tim est sorti pour acheter du pain au magasin du coin. Récemment déclaré aveugle selon la loi et peu sûr de lui lorsqu’il se déplaçait dans son quartier, Tim s’est perdu en pleine tempête. En adhérant au Club Vision, notre programme de dons mensuels, et en faisant un don mensuel de 10 $, vous aidez des personnes de votre région comme Tim à regagner leur autonomie et à s’adapter à la perte de vision.

Retour au haut de la page