Bulletin électronique En Vue - Août 2010


Rentrée scolaire : INCA soutient l’apprentissage des enfants de tous âges

Photo de deux jeunes filles portant des sacs à dos devant leur écoleAlyssa, 12 ans, est heureuse de retourner en classe cet automne. Elle entrera en septième année, mais dans une nouvelle école. Elle ne connaîtra donc ni les autres élèves, ni les enseignants, mais elle connaîtra bien les locaux de l'école.

Tout cela parce qu'au cours des quatre derniers mois, Alyssa et Jeanette, une spécialiste à INCA, ont visité l’école à plusieurs reprises, se déplaçant d'une salle de classe à une autre et rangeant la canne d'Alyssa dans un casier que cette dernière a appris à fermer à clé.

« Je n'ai pas de problème avec le fait d'être aveugle, affirme Alyssa. Comme j'ai toujours été aveugle, je crois bien que cela ne me fait pas très peur. »

Aveugle de naissance, Alyssa côtoie INCA depuis qu'elle est toute petite.

La mère d'Alyssa a commencé à lui remettre des livres tactiles provenant de la Bibliothèque d'INCA alors qu’Alyssa n'avait que six mois. La Bibliothèque, l'une des plus importantes sources de documents en médias substituts au Canada, abrite des milliers de livres pour enfants en braille, en imprimé-braille et en version sonore accessible.

La Bibliothèque offre par ailleurs aux enfants de 6 à 14 ans le Portail de découverte pour les enfants qui comprend un programme d'aide aux devoirs permettant aux jeunes d'obtenir une aide professionnelle lorsqu'ils doivent effectuer des recherches en ligne pour réaliser divers travaux scolaires.

Alyssa et sa mère, Dawn, ont aussi participé à INCA à un groupe réunissant des mères et des enfants qui permet aux parents d’échanger sur la façon d'interagir avec leurs enfants et de les aider à manipuler des jouets.

« Nous, les parents, avons créé des liens forts intéressants et les enfants jouent encore ensemble aujourd'hui, raconte Dawn. Un bébé aveugle ne peut pas ramper pour prendre un jouet. On m'a appris à utiliser un panier à linge pour soutenir Alyssa et garder ses jouets près d’elle. »

Alyssa a grandi et les services d'INCA ont grandi à ses côtés. Lorsqu'elle est devenue plus mobile, elle a dû apprendre à se déplacer en toute sécurité. Ainsi, à deux ans, elle s'est rendue à INCA pour savoir comment utiliser sa première canne blanche, une canne qui a dû être raccourcie d'environ 5 cm pour répondre à ces besoins. Plus tard, elle a obtenu une formation en technologie adaptée, qui lui a permis d'apprendre à utiliser un logiciel spécialement conçu pour les personnes vivant avec une perte de vision. Alyssa a ainsi appris à utiliser un programme informatique qui lit les mots affichés sur l'écran de telle sorte qu'elle peut faire ses devoirs plus facilement. On lui a aussi montré à utiliser son lecteur de musique MP3.

Son lecteur s'est brisé récemment, mais puisqu'INCA lui a enseigné diverses techniques de vie quotidienne qui lui permettent entre autres de préparer des sandwiches et de mettre la table, Alyssa gagne de l'argent de poche et met son argent de côté pour s'acheter un iPhone.

Cet été, lorsqu'elle ne fait pas de corvées, Alyssa fréquente le camp de jour d'INCA. Le camp privilégie les essais pratiques et les jeunes visitent de nombreux parcs d'attractions, comme un parc de vie marine où l'action est décrite aux participants par un partenaire qui voit.

« Je n'aime pas beaucoup ces activités, car ma partenaire est si emballée par les démonstrations qu’elle cesse de me les décrire », raconte Alyssa.

Alyssa préfère les activités sportives, comme escalader les murs du gymnase de sa municipalité. Elle tire aussi pleinement avantage des programmes offerts au Lake Joseph Centre d'INCA, (en anglais seulement) un camp de vacances totalement accessible où les enfants qui vivent avec une perte de vision peuvent entreprendre de nombreuses activités estivales comme le ski nautique, la randonnée pédestre et le kayak.

Alyssa vit donc un très bel été. Elle fréquentera une nouvelle école dans quelques semaines, mais, grâce à l'aide qu'elle a reçue d'INCA, elle est fin prête.

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Conseils - aidants : Que faire lorsque votre mère ou votre père ne voit plus aussi bien qu’avant?

Un homme âgé sourit à sa fille qui le tient par la tailleEn vieillissant, notre vision change. Les cinq conseils suivants pourront vous aider si votre mère ou votre père vient de recevoir un diagnostic de perte de vision.

1) Obtenir le soutien psychologique dont vous avez besoin
Il est fréquent de ressentir de l’anxiété ou de la détresse. Votre parent éprouve une sensation de perte, et vous aussi. Vous devez tous deux apprivoiser vos sentiments. Quelquefois, il peut être utile de parler à des personnes qui vivent la même situation que soi. INCA organise donc des groupes d'entraide qui peuvent vous venir en aide.

2) Comprendre la maladie de votre parent
Connaître, c’est pouvoir. Plus vous possédez d’information sur la perte de vision que subit votre parent, plus vous êtes en mesure de l’aider. Consultez donc votre spécialiste de la vue ou un spécialiste en basse vision d’INCA et posez toutes les questions que vous jugez nécessaires. Pour obtenir une liste de questions qui pourraient vous être utiles, lisez notre article intitulé : « Aidez votre parent à tirer avantage de son rendez-vous chez le spécialiste de la vue ».

3) Offrir une aide particulière
Quelquefois, les personnes vivant avec une perte de vision trouvent difficile de demander de l'aide, car elles craignent d'être un poids. Lorsque vous désirez leur offrir votre soutien, soyez précis. Plutôt que de faire une offre vague en disant : « Si vous avez besoin de quelque chose, dites-le moi. », dites : « Je vais à l'épicerie, aimeriez-vous venir avec moi? »

4) Déterminer ce que la personne peut voir
Tentez d'en apprendre le plus possible sur ce que votre parent peut voir. Un spécialiste en basse vision d'INCA pourra vous aider. Savoir ce que votre parent voit peut vous permettre de mieux comprendre pourquoi il a de la difficulté à réaliser une activité en particulier, ce qui vous permettra de l’aider à obtenir le soutien dont il a besoin.

5) Placer chaque chose à sa place
Assurez-vous de replacer toutes les choses à l'endroit où vous les avez trouvées et ne rien laisser traîner. Les personnes aveugles ou ayant une vision partielle suivent une routine pour se déplacer dans la maison. Si vous trouvez qu'il serait plus pratique qu'un article soit placé à un autre endroit, discutez-en avec votre parent et obtenez son consentement avant de le déplacer.

*Les services fournis par INCA varient d'une région à une autre, nous vous invitons donc à visiter la rubrique Services pour connaître les programmes offerts dans votre région.

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Qui fait quoi? : Qui fait quoi dans le monde de la santé visuelle

Un optométriste fait subir un examen visuel à une jeune filleVous vous êtes souvent demandé qui fait quoi dans le monde de la santé visuelle? Qui s’occupe des chirurgies et qui fait les examens oculaires?

INCA fait partie d'une équipe de professionnels en santé oculaire.

« Les spécialistes de la vue nous aident à comprendre les causes de la perte de vision d'un client et l’aspect de la vision qui est touché. Nous pouvons alors mieux aider cette personne à relever divers défis, comme la lecture et la mobilité », affirme Keith Gordon, Ph. D., vice président, Recherche et Qualité des services à INCA.

Voici un survol rapide du « qui fait quoi » dans le monde de la santé visuelle.

L’ophtalmologiste est un médecin qui a fait quatre à cinq années de résidence en traitement des maladies oculaires. À titre de médecin et de chirurgien, l'ophtalmologiste possède une compréhension détaillée du processus de la maladie et du lien qui existe entre cette maladie et les yeux.

Les ophtalmologistes peuvent effectuer des examens oculaires complets, diagnostiquer des maladies oculaires ou systémiques connexes et fournir les traitements médicaux approuvés appropriés, y compris la prescription de médicaments. Ils comprennent bien l'imagerie médicale et les tests spécialisés requis pour diagnostiquer toutes les maladies oculaires. Ils possèdent aussi la formation requise pour effectuer des chirurgies aux yeux ou dans les régions avoisinantes.

Les ophtalmologistes peuvent prescrire des verres de contacts ou des lunettes et effectuer des chirurgies de correction visuelle au laser. Ils ont accès aux installations hospitalières et travaillent souvent en équipe avec d'autres médecins ou chirurgiens.

L'optométriste est un spécialiste de l'examen, du diagnostic, du traitement, de la gestion et de la prévention des maladies et des troubles du système oculaire (œil et structures connexes), de même que du diagnostic des manifestations qui surviennent au niveau des yeux.

Les optométristes effectuent des examens oculaires pour diagnostiquer, traiter ou diriger pour un traitement les personnes atteintes de troubles oculaires, et ce, en collaboration avec les médecins et les autres professionnels de la santé. Ils prescrivent et ajustent les verres correcteurs, les verres de contact ainsi que tous les autres appareils requis et administrent des thérapies pour améliorer ou contrôler la santé visuelle.

Les optométristes possèdent au moins six années d’études postsecondaires. Ils sont diplômés d’une école d’optométrie et détiennent la désignation professionnelle de « docteur en optométrie (OD) ».

L’opticien d'ordonnance est une personne spécialement formée pour concevoir, ajuster et fournir des lunettes, des verres de contact, des aides de basse vision et des appareils oculaires prosthétiques.

Les opticiens d’ordonnance interprètent les ordonnances des ophtalmologistes et des optométristes afin de déterminer les particularités des appareils ophtalmiques nécessaires pour corriger la vision d'une personne. Certains opticiens d'ordonnance conçoivent et ajustent des coques à but esthétique ainsi que des yeux artificiels. D'autres fabriquent des verres, des montures spéciales ou d’autres appareils pour leurs clients.

Les opticiens d'ordonnance ont suivi un programme qui satisfait aux normes d'agrément de la National Association of Canadian Optician Regulators. Ils doivent aussi avoir subi un examen national à vocation réglementaire.

Le spécialiste en basse vision vulgarise les diagnostics médicaux, enseigne aux patients à utiliser des aides visuelles optiques et non optiques et leur montre à tirer avantage de leur vision résiduelle.

Les spécialistes en basse vision effectuent des tests d’acuité visuelle et de champ de vision et dirigent les patients vers les ressources et les organismes appropriés.

Les spécialistes en basse vision d'INCA travaillent en étroite collaboration avec les ophtalmologistes, les optométristes et les opticiens d'ordonnance afin de fournir une réadaptation visuelle aux clients d'INCA.

Les spécialistes en basse vision sont des diplômés d’études postsecondaires possédant une majeure en sciences de la santé ou en thérapie visuelle et une expérience préalable en sciences infirmières, en orthoptique ou en ophtalmologie.

Pour en savoir plus sur l'équipe de soins oculaires ou sur les services fournis à INCA, veuillez communiquer avec le bureau d'INCA de votre localité.


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