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La perte de vision, une préoccupation majeure pour les Albertains : sondage

Selon un récent sondage effectué par INCA, près de 7 Albertains de 40 ans ou plus sur 10 considèrent la perte de vision comme une préoccupation importante en matière de santé, tout juste derrière les maladies coronariennes et le cancer.

Technologie et vision

Le sondage, mené par Léger Marketing pour le compte d’INCA en Alberta, révèle que presque tous les Albertains de 40 ans et plus (94 %) croient que la santé visuelle devrait constituer une priorité en Alberta et placent cette préoccupation au troisième rang des inquiétudes en matière de santé.
 
Bien que la perte de vision puisse être souvent prévenue ou traitée, de nombreux Canadiens perdent encore la vue sans raison valable et doivent alors affronter seuls cette perte de vision en raison du financement insuffisant qui est accordé aux traitements, aux services de réadaptation et aux examens oculaires pour personnes de 55 à 65 ans.

La province invitée à assumer les frais d’optimisation de la vision

La vaste majorité des Albertains de 40 ans et plus (88 %) croit que la province devrait assumer les frais d’optimisation de la vision, en raison de la très forte demande à laquelle devra répondre le système de soins de santé alors que la population vieillit.
 
« En Alberta, INCA est le seul prestataire d’un programme complet de services d’optimisation de la vision; par contre, le gouvernement provincial assume seulement 18 % du budget de 6,6 millions de dollars consacré à ces services », déclare Bill McKeown, vice-président, INCA Ouest. « Nous invitons le gouvernement albertain à reconnaître que l’optimisation de la vision est un service de santé essentiel et à fournir le financement approprié pour répondre à une demande croissante. »

La perte de vision à la hausse alors que la population canadienne vieillit

Un Canadien de plus de 65 ans sur 9 sera atteint d’une perte de vision irréversible et cette donnée est à la hausse en raison du vieillissement de la population. En fait, ce pourcentage grimpe à 1 Canadien sur 4 chez les plus de 80 ans. La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la principale cause de perte de vision chez les Canadiens de plus de 50 ans. On estime que près de 2,1 millions de Canadiens sont atteints de DMLA, un nombre qui devrait tripler au cours des 25 prochaines années.

Des risques peu connus

Bien que 4 Albertains de plus de 40 ans sur 5 croient qu’ils peuvent reconnaître les symptômes des problèmes visuels avant de perdre une partie importante de leur acuité visuelle, ceci n’est généralement pas le cas, particulièrement lorsqu’il s’agit de glaucome ou de rétinopathie diabétique. L’expérience d’INCA démontre que la majorité de la population n’est pas en mesure de dépister les facteurs de risque et les indices précoces de la perte de vision. Par exemple, les symptômes de la dégénérescence maculaire liée à l’âge peuvent varier d’une personne à une autre et être très subtils lors des premières étapes de la maladie.

L’importance d’un dépistage précoce

Cette fausse sensation de sécurité signifie que la population doit être incitée à prendre rendez-vous avec un professionnel des soins de la vue pour des examens préventifs réguliers, plus particulièrement dès l’apparition d’une modification de l’acuité visuelle. Le dépistage précoce peut faire toute la différence entre conserver ou perdre la vue.
 
« La perte de vision doit être considérée comme une priorité dans le domaine des soins de santé. Des traitements d’avant-garde devraient être offerts à coût abordable. Les examens oculaires à intervalles réguliers, éléments essentiels de la prévention de la perte de vision, devraient être payés par le gouvernement, et ce, plus particulièrement pour les personnes de 55 ans et plus qui entament une phase très importante en ce qui concerne la perte de vision », ajoute M. McKeown.

Les coûts cachés de la perte de vision

On estime que le coût annuel de la perte de vision au Canada atteint 1 milliard de dollars. Cependant, la hausse fulgurante des coûts sociaux, médicaux et de réadaptation qui y sont associés aura un impact significatif sur l’économie canadienne si rien n’est fait pour s’attaquer à ce problème. Par exemple, traiter des personnes atteintes de DMLA afin de prévenir toute perte additionnelle de vision, représenterait une économie de 13 millions de dollars tous les cinq ans.
 
Il existe aussi de nombreux frais « cachés ». Les personnes qui vivent avec une perte de vision sont admises en maison de soins infirmiers trois années plus tôt que leurs concitoyens. Par ailleurs, au sein de cette population, le nombre de chutes est deux fois plus élevé, l’incidence de dépression trois plus élevée, la fréquence des fractures de la hanche quatre fois plus élevée et le nombre de décès deux fois plus élevé que dans la population générale du même âge. L’amélioration des services d’optimisation de la vision réduirait ces données.
 
Les médicaments qui servent à traiter la perte de vision peuvent aussi être très coûteux. Même si un traitement pharmaceutique s’avère efficace lors d’essais cliniques et est approuvé par Santé Canada, cela ne signifie pas nécessairement que les programmes provinciaux de soins de santé en assumeront les frais.
 
La perte de vision peut aussi diminuer de manière significative l’autonomie, la qualité et l’espérance de vie des personnes atteintes. Elle peut aussi contrecarrer le vieillissement en santé. Le sondage d’INCA démontre que la santé visuelle doit être traitée comme une priorité en Alberta et d’un océan à l’autre.
 
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