Calendrier historique

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  • Fondation : 1918
  • Premières années
  • Années 1950
  • Fin de XXe siècle
  • Aujourd’hui

Fondation : 1918

Page couverture du premier rapport annuel d’INCA L’histoire d’INCA commence en 1918. À cette époque, une personne aveugle vit presque inévitablement dans la pauvreté. Les livres en braille étant fort rares même près de cent après l’invention de ce code tactile, les centres d’études pour personnes aveugles sont décharnés et éloignés les uns des autres. Qui plus est, il n’existe pour ainsi dire aucun programme structuré de services sociaux à l’intention des Canadiens aveugles.•	Fondateurs d’INCA à un banquet

À la même époque, le Canada fait face à un nombre croissant de personnes aveugles alors que d’anciens combattants rentrent au pays à la suite de la Première Guerre mondiale ayant perdu la vue au combat et que survient l’explosion de Halifax (1917) qui laisse 850 victimes aveugles ou ayant une vision partielle.

C’est pourquoi, en 1918, un groupe de sept Canadiens – dont cinq hommes aveugles – fondent INCA pour répondre aux demandes de soutien des Canadiens aveugles, et plus particulièrement des anciens combattants canadiens.

Premières années

•	Personnes aveugles tissant des paniers (vers 1920)  Dès sa fondation, INCA se dote d’un mandat très large incluant des résidences, des programmes d’emploi, de défense des droits et des intérêts et de prévention de la cécité agrémenté de la Bibliothèque d’INCA qui demeure encore aujourd’hui la plus importante bibliothèque pour personnes aveugles.

•	Employés d’une cafétéria d’INCA (vers 1940)  À ses débuts, INCA fait de l a création d’emploi une priorité. Au cours des années 1920, INCA met sur pied l’un des premiers programmes de placement pour personnes aveugles en Amérique du Nord. INCA crée aussi des centres manufacturiers industriels aux quatre coins du pays où les personnes aveugles fabriquent des balais et effectuent diverses tâches manuelles comme la couture industrielle. Bien que le travail requière peu de formation, il constitue une avancée révolutionnaire pour les Canadiens aveugles dont le taux de chômage est en forte hausse au cours de cette période.

Peu à peu, la portée d’INCA s’amplifie, les clients de l’organisme se font de plus en plus nombreux et incluent non seulement des anciens combattants, mais des civils aveugles ou ayant une vision partielle.

Années 1950

•	Homme utilisant un magnétophone pour livres parlés (vers 1950)  Avançons rapidement aux années 1950. INCA est devenu le plus important organisme caritatif privé sans but lucratif du genre au monde, surpassant même le RNIB (Royal National Institute for the Blind) d’Angleterre et offrant des services à plus de 17 000 Canadiens aveugles par l’entremise de bureaux partout au pays.

•	Groupe constitué de musiciens aveugles (vers 1950)  Alors qu’INCA s’intéresse aux technologies adaptées de pointe destinées aux Canadiens aveugles (pensons à son programme phare d’enseignement de l’informatique de 1956) et que l’attitude du public vis-à-vis des personnes aveugles et les opportunités qui s’ouvrent à elle changent au cours des années 1980, INCA remet en question la pertinence de plusieurs des programmes et services mis sur pied lors de sa fondation, des programmes qui ont pour but de fournir des services permettant de « prendre soin » des clients d’INCA. À la suite de cette réflexion, les résidences et les programmes privés d’emploi sont graduellement transformés pour privilégier une approche de prise en charge par la personne aveugle elle-même, tendant ainsi vers l’autonomie de la personne aveugle dans la société.

Fin du XXe siècle

•	Stevie Wonder accompagné d’employés d’INCA lors de galas officiels (vers 1990)  Le nouvel INCA des années 1980,1990 et 2000 se donne pour mandat d’aider les Canadiens vivant avec une perte de vision à préserver leur autonomie, à avoir une bonne qualité de vie et à réussir au plan professionnel en offrant des programmes comme le maniement de la canne blanche, les cours d’informatique et l’orientation professionnelle. Entre-temps, la défense des droits et des intérêts des personnes aveugles préserve sa place parmi les priorités de l’organisme de même que la recherche médicale visant à améliorer la vision ou à prévenir la perte de vision.

Aujourd’hui  

•	Enfant souriant assis sur le plancher (vers l’an 2000) INCA gère actuellement plus de 50 bureaux d’un océan à l’autre réunissant plus de 700 employés et des milliers de bénévoles. INCA demeure la principale source de soutien des Canadiens aveugles, travaillant directement avec des milliers de personnes aveugles, et ce chaque jour.

Alors que nous fêterons 100 années d’existence en 2018, nous sommes emballés à l’idée d’entrer dans une nouvelle ère pour INCA et la communauté des personnes aveugles du Canada grâce à notre nouveau plan stratégique, Vers de nouveaux horizons, un plan ambitieux qui vise à bâtir un avenir dans lequel tous les Canadiens reçoivent les services essentiels de réadaptation en déficience visuelle dont ils ont besoin pour réussir, non pas grâce à des dons du public, mais parce que ces services sont inscrits dans le continuum des soins de santé.

Lorsque les services de réadaptation en déficience visuelle seront finalement intégrés au continuum de soins de santé du Canada à la suite de l’instauration du plan stratégique, INCA pourra consacrer ses ressources à la prestation de services caritatifs requis de manière pressante, comme l’habilitation professionnelle, la formation en technologies adaptées de l’information et les loisirs.​​

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