Percée en vue de résoudre les mystères du glaucome

Une des plus vastes études mondiales sur la maladie, financée par INCA, Produit une mine de nouvelles données et apporte de l’espoir aux 67 millions de personnes atteintes de glaucome à angle ouvert

MONTRÉAL, le 22 juin 2007 – La communauté internationale des chercheurs travaillant sur le glaucome et les 67 millions de personnes dans le monde atteintes de cette terrible maladie de l’œil peuvent espérer bénéficier d’une étude révolutionnaire financée par INCA, qui a été divulguée aujourd’hui. En cours depuis plus de 15 ans, « l’Étude du glaucome au Canada » a mis au jour, pour la première fois, plusieurs facteurs de risque permettant de prévoir la progression de cette maladie mal connue.

Selon le Dr Balwantray Chauhan, principal chercheur de l’étude et président de la chaire de recherche sur la vision à la Faculté de médecine de la Dalhousie University, « les résultats fournissent une mine de données sans précédent dans le domaine. C’est très excitant et cela va ouvrir la voie à une recherche beaucoup plus ciblée qui nous aidera à comprendre cette maladie. » Le Dr Chauhan a présenté les résultats de l’étude dans le cadre de la conférence de la Société canadienne d’ophtalmologie (COS) qui s’est tenue à Montréal.

Le glaucome à angle ouvert, qui entraîne des lésions au nerf optique, est souvent caractérisé par une pression intraoculaire (PIO) élevée. Comme la maladie évolue souvent très lentement, beaucoup de personnes ne réalisent pas qu’elles en sont atteintes jusqu’à ce que la perte de vision devienne permanente et incurable. Jusqu’à maintenant, les scientifiques savaient peu de choses sur les raisons qui expliquent pourquoi la maladie progresse plus rapidement chez certains patients, après la prise en compte de la PIO. L’Étude du glaucome au Canada a examiné de multiples facteurs de contrôle, dont quatre se sont révélés particulièrement importants :

  • Anticorps anticardiolipine : les patients ayant un anticorps associé à la thrombose (coagulation sanguine dans le système circulatoire) ou à une maladie auto-immune, étaient quatre fois plus susceptibles de connaître une progression de la maladie. Cela n’avait jamais été envisagé comme un possible facteur de risque et nécessitera un examen plus poussé.
  • Sexe : Les femmes étaient deux fois plus à risque que les hommes de voir évoluer la maladie.
  • Âge : Les risques d’évolution augmentent de 4 % par an, ce qui confirme que le glaucome à angle ouvert est essentiellement lié à l’âge.
  • PIO : Même si l’étude tenait compte de la PIO, celle-ci s’est révélée être un facteur majeur dans l’évolution du glaucome – encore plus important que ce qu’on avait précédemment imaginé. L’étude a démontré que pour une élévation de la PIO d’un mm de Hg, le risque de progression augmente à un taux incroyable de 20 %.

Il convient de noter que l’étude a également écarté plusieurs facteurs considérés précédemment comme importants, concluant que les personnes atteintes de diabète, d’hypertension ou d’affections cardiovasculaires n’étaient pas plus à risque que les autres de voir évoluer leur glaucome.

La recherche constitue l’étude la plus vaste et la plus rigoureuse jamais entreprise au Canada sur le glaucome (et figure parmi la demie douzaine d’études de cette envergure et de cette portée réalisées dans le monde au cours des dix dernières années). Conçue en 1992 grâce à la participation sans précédent d’éminents spécialistes du glaucome partout au Canada, elle a suivi 258 patients dans des centres hospitaliers associés aux universités suivantes : McGill, Université de Montréal, Dalhousie University, University of British Columbia et University of Toronto.

La durée de l’étude (qui a suivi des patients de 1994 à 2005) a largement contribué à son intérêt. « Il importe d’examiner toute maladie à évolution lente sur une longue période » de dire le Dr Chauhan, « mais des études longitudinales d’une telle durée sont rarement financées. Nous sommes reconnaissants envers INCA et tous nos partenaires qui nous ont permis de mener à bien ce projet. » INCA a contribué 1,8 millions de dollars à l’étude, les 2,2 millions de dollars restants provenant de la Société canadienne de recherche sur le glaucome, Merck Frosst, Pfizer et Allergan.

« Né avec une forme sévère de glaucome à angle ouvert, je connais les effets dévastateurs de cette maladie » a souligné Jim Sanders, président et chef de la direction d’INCA, après la divulgation de l’étude. « INCA est immensément fier d’avoir soutenu le Dr Chauhan et toute l’équipe, qui ont contribué à cette recherche sans précédent au Canada. »

À propos d’INCA

INCA est un organisme de bienfaisance communautaire enregistré, œuvrant à l’échelle nationale, voué à l’éducation du public, à la recherche et à la santé visuelle de tous les Canadiens. Il fournit aux personnes vivant avec une perte de vision les services et le soutien nécessaires pour jouir d’une bonne qualité de vie. Fondé en 1918, INCA est présent dans toutes les régions du pays où il offre des programmes de réadaptation, des produits de consommation novateurs et des programmes de soutien par les pairs, ainsi que des journaux et magazines en média substitut de même que des livres parlés et en braille provenant de sa bibliothèque.

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Photo de la présentation de la SCO à suivre sur CNW.
Pour obtenir un cahier de presse électronique, comprenant des renseignements généraux et des statistiques sur le glaucome, visitez www.inca.ca

Pour en savoir plus :

Lisa Pretty
Gestionnaire, Communications INCA
416-486-2500 poste 8366
lisa.pretty@inca.ca

Jessica Parrales
Coordonnatrice, Communications, INCA
Téléphone : 416-486-2500, poste 7570
Jessica.parrales@cnib.ca

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