​L’histoire de Louise Daley

July 20.jpgObtenir un diplôme d’études postsecondaires n’est pas de tout repos. Les courtes échéances de remise de travaux et les périodes d’examens stressantes font en sorte que cet exploit se doit d’être fêté. Dans le cas de Louisa Daley, cliente d’INCA deux fois diplômée de l’Université d’Athabasca (UA), l’obtention de ces diplômes s’accompagne de percées encore plus exceptionnelles. 

Au printemps 2017, à l’âge de 93 ans, Louisa Daley, qui préfère être appelée Louise, est montée sur la scène de l’UA pour recevoir son diplôme de baccalauréat en études générales, diplôme qui s’ajoute au baccalauréat ès arts de l’UA qu’elle détient déjà. De nombreuses personnes pourraient considérer l’histoire de Mme Daley comme exceptionnelle en raison de sa détermination à poursuivre des études à cet âge, mais Mme Daley fracasse de nombreuses idées préconçues, car elle vit avec une perte de vision. 

En 2009, Mme Daley a appris qu’elle souffrait d’un cancer des yeux et qu’elle était de surcroît atteinte de dégénérescence maculaire, une maladie causée par une détérioration de la macula, partie centrale de la rétine. Mme Daley admet qu’elle a alors eu la peur de sa vie, mais elle conclut en disant : « Je suis une de ces personnes étranges qui cherche en tout temps le côté humoristique des choses. » 

Quoique Louise Daley déclare qu’elle « hait les ordinateurs » et préférerait faire la cuisine sur un feu de camp plutôt que d’utiliser une cuisinière, il faut avouer que l’informatique a joué un rôle majeur tout au long de ses études, car Mme Daley a obtenu ses diplômes par l’entremise du programme d’enseignement à distance de l’UA. Ayant obtenu une bourse universitaire, elle a pu se procurer deux articles adaptés qui l’ont aidée à poursuivre ses études, et qui l’aident encore aujourd’hui à gérer ses courriels et à jouer à des jeux de patience. Elle utilise ainsi le logiciel Zoomtext et une télévisionneuse appelée Smartview 360 qui peut grossir les caractères des manuels et les afficher sur un écran. Après avoir reçu ces aides, un spécialiste en technologies adaptées d’INCA s’est rendu chez elle pour lui en expliquer le fonctionnement, et cela a véritablement amélioré la relation qu’elle entretenait avec les ordinateurs. 

Il y a quelques mois, Louise Daley s’est rendue au magasin de la Boutique INCA de Calgary pour se procurer une horloge parlante. Elle décrit à quel point cet appareil répond à ses besoins tant sur le plan de la perte de vision que sur le plan de l’accompagnement. « Lorsque vous passez énormément de temps sans parler à qui que ce soit, vous avez une horloge qui vous indique l’heure. C’est très pratique. Ce sont de petites choses comme cela qui aident énormément. » Elle rend hommage à INCA et déclare : « Vous m’avez aidé tout au long de cette aventure. »

Malgré le fait que Mme Daley ne sait pas encore si elle poursuivra des études de maîtrise, elle affirme: « Je crois fermement en deux choses, la première consiste à garder son cerveau actif et la deuxième c’est de rire. Si vous respectez ces deux règles, vous pouvez passer à travers toutes les épreuves, quelles qu’elles soient. » 

Louise Daley est un merveilleux exemple de ce que cela veut dire que de voir au-delà de la perte de vision. Elle savait ce qu’elle voulait et elle y est arrivé en dépit des obstacles à surmonter. Grâce à son attitude positive et à sa confiance en ses habiletés, Louise Daley continuera de rire en relevant de nombreux autres défis. 

Photo reproduite avec l’aimable autorisation de l’Université Athabasca, 2017.

 

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