Le récit de Bob Huber

July 27.jpgAncien commentateur de sports fort coloré à la chaîne de télévision CTV, Bob Huber était un être social et autonome, mais lorsque ce résident de Régina a perdu la vue, son monde n’a plus jamais été le même.

« Lorsque vous perdez la vue, certains éléments de votre vie changent. Vous constatez en premier lieu que vous n’êtes plus en mesure de faire certaines choses. Vous sentez alors immédiatement que vous avez perdu votre liberté et il s’agit d’une adaptation incommensurable », déclare l’homme de 64 ans. 

Bob Huber perd la vue des suites de complications d’une intervention chirurgicale du glaucome alors qu’il a 51 ans. Soudainement, il ne peut plus conduire. Il doit passer plus de temps à réaliser ses tâches quotidiennes et il ne peut plus faire certaines activités. 

Il se sent alors seul et ne sait pas comment se déplacer parce qu’il ne peut plus voir. « Je voulais rester à la maison et ne pas m’aventurer à l’extérieur. Je me sentais à l’aise et en sécurité chez moi, je ne voulais pas sortir dans un monde que je ne connaissais plus. » 

Pendant quelques années, il accepte que la vie soit ainsi. « Je trouvais ma vie bien monotone, mais je n’y ai jamais réfléchi à deux fois. »

C’est au cours d’un rendez-vous chez son optométriste qu’il découvre INCA. Il commence par apprendre le maniement de la canne blanche. Il participe ensuite au programme d’apprentissage des habiletés de la vie quotidienne. Enfin, il suit une formation sur les technologies adaptées de l’information pour iPad. Son monde commence à s’élargir. 

Avant de perdre la vue, Bob Huber était un lecteur avide, mais il n’a pas été en mesure de lire depuis. « Cela constituait pour moi un vide immense. »

On lui présente alors le programme de livres sonores offert par l’entremise des services de bibliothèque du CAÉB et son monde prend encore plus d’ampleur.

Il participe ensuite aux groupes d’entraide organisés par le bureau d’INCA Régina et y acquiert de vastes connaissances sur la façon de naviguer le monde.

« Ce groupe d’entraide est une aide considérable pour les personnes qui, comme moi, avaient l’impression qu’il n’existait pas beaucoup de programmes de soutien pour les personnes aveugles ou ayant vision partielle. » 

Bob Huber apaise ses frustrations en lien avec la perte de vision en acquérant de nouvelles habiletés et en apprenant à faire ses tâches quotidiennes différemment.

À l’exemple des autres personnes de son groupe, M. Huber ne se restreint plus quant aux chances qu’il peut ou ne peut pas faire. « Grâce à eux, je suis plus confiant lorsque je quitte la maison et le monde est un endroit beaucoup moins apeurant qu’il ne l’a déjà été. » 

 

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