Le récit d’Elwood Vint

Nov 14.jpgElwood Vint s’estime heureux d’avoir servi dans l’Aviation royale canadienne. En effet, cela l’a rendu admissible au financement du ministère des Anciens combattants par le truchement d’INCA, et c’est ce qui lui a permis de lire à nouveau.

« L’accueil que j’ai reçu d’INCA m’a mis à l’aise. J’ai vraiment été content de pouvoir voir des photos à nouveau », affirme le résident de Brandon de 95 ans. 

M. Vint, qui souffre de dégénérescence maculaire liée à l’âge en vieillissant, était incapable de lire en raison de son âge. Après quelques séances avec Brenda Trommelen, une spécialiste en coordination des services d’INCA, il a reçu sans frais une télévision en circuit fermé (qui aide à grossir les caractères des livres et journaux), un lecteur Daisy, une horloge parlante et des lunettes de soleil grâce au financement fourni à INCA par le ministère des Anciens combattants.

Sa fille lui a suggéré de s’adresser à INCA. Avant, M. Vint n’était pas au courant des services fournis par INCA. Ce qu’il y a découvert l’a enchanté.

« Ma femme avait l’habitude de lire pour moi, mais maintenant je peux lire par moi-même. Brenda s’est assurée que je savais comment utiliser tous les appareils que j’ai reçus », indique l’ancien combattant.

Il joint les forces aériennes en 1941 à l’âge de 20 ans. En 1942, il suit sa formation élémentaire. Ensuite, il étudie pour devenir mécanicien de cellules d’aéronef.

De 1943 à 1944, il est affecté aux îles de la Reine-Charlotte où il assure l’entretien des hydravions patrouillant pour les sous-marins japonais qui lancent des grenades sous-marines.

Mais, pendant son service, il se soucie des siens. « J’étais toujours inquiet qu’on ait besoin de moi à la maison, car mon père était seul sur la ferme. »

Lorsqu’on lui demande ce qu’il a vu à la guerre, il rit. « Beaucoup de nappes d’eau et de pétrole », poursuit-il.   « C’était palpitant et il y avait un esprit de franche camaraderie, mais parfois c’était effrayant ».

À la fin de cette année, la nuit avant que l’escadron retourne à Greenwood en Nouvelle-Écosse, M. Vint est retiré du vol parce qu’il s’est enrôlé à Vancouver. Le lendemain, l’avion s’écrase dans les montagnes et presque tous les membres de son escadron perdent la vie.

À son retour au Canada, il rencontre Audrey, qui deviendra sa femme en 1955 et il élève trois enfants. Peu de temps après, il reprend l’exploitation bovine et la ferme céréalière de son père au sud de Brandon.

Aujourd’hui, un de ses fils exploite la ferme. Elwood et sa femme l’aident autant qu’ils le peuvent.

Même si son affectation aux îles pendant la guerre remonte à longtemps, il en garde de bons souvenirs.

« Je suis très fier d’avoir servi dans l’Aviation royale canadienne. »