​« Faites examiner vos yeux! »

July 6.jpgAyant reçu un diagnostic de glaucome en 1976 lors d’un examen médical de routine, Jean Engholm a eu beaucoup de temps pour s’adapter à cette maladie qui s’attaque au nerf optique et se solde par une perte de vision.

Le glaucome est la deuxième cause de perte de vision chez les personnes âgées au Canada après la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

Or, selon INCA, seulement la moitié des personnes touchées par le glaucome ne savent pas qu’elles vivent avec une maladie oculaire pouvant leur faire perdre la vision.

Jean Engholm, âgée de 83 ans, donne un conseil sage à la veille de la Semaine mondiale du glaucome, qui aura lieu du 6 au 12 mars : « Faites examiner vos yeux », particulièrement si vous remarquez des changements dans votre vision.

INCA estime que de nombreux patients atteints de glaucome se résignent à accepter une perte de vision, estimant qu’il s’agit d’un effet du vieillissement, et ne demandent aucune aide.

Il s’ensuit que nombre d’entre eux s’isolent et sont déprimés.

« Nous en sommes tous conscients. Les gens cherchent à cacher leur état, mais c’est le plus important obstacle à abattre pour obtenir de l’aide », fait observer Mme Engholm. « Si vous acceptez votre maladie, vous aurez de l’aide. »

La vie est courte et il faut en profiter le plus possible, dit Mme Engholm, qui a trouvé de nombreuses façons de vivre avec une vision partielle.

Elle a recours aux services d’INCA depuis le début des années 1990. Selon elle, ces services se sont révélés « extrêmement utiles ».

Son domicile, à la résidence Chartwell pour retraités de Thunder Bay, est bien organisé et est doté de nombreux gadgets qui l’aident à garder son autonomie.

Elle utilise très souvent une horloge parlante pour savoir l’heure ainsi qu’un appareil que l’on place sur le rebord d’un verre et qui émet un bip lorsque le verre est plein.

Elle utilise aussi du ruban adhésif en toile pour se guider sur les murs, les comptoirs et les cadres de porte.

INCA l’a aidée à obtenir une télévisionneuse numérique capable de grossir même les plus petits caractères.

Mme Engholm reçoit aussi des livres sonores et bénéficie du programme Vision Amitié, qui jumelle des bénévoles et des personnes vivant avec une perte de vision.

À la résidence Chartwell, elle a travaillé avec d’autres résidents vivant avec une perte de vision afin d’apporter des améliorations au cadre de vie et d’établir un climat d’entraide.

« Les gens veulent aider. Si un projet précis nécessite de l’aide, les gens seront heureux de collaborer », dit-elle en parlant de la générosité d’autrui.

Elle donne comme exemple une personne qui lui a jusqu’ici lu deux livres.

Les services d’adaptation à la perte de vision, offerts par INCA, peuvent transformer l’isolement en une vie active et autonome ainsi que redonner confiance en soi.

Quiconque a subi une perte de vision devrait demander à son spécialiste de la vue de l’aiguiller vers INCA afin qu’il puisse apprendre à tirer le meilleur parti de sa vision résiduelle et acquérir de nouveau les aptitudes essentielles à sa sécurité, à sa mobilité et à son autonomie.

Mme Engholm aime répéter qu’« il est inutile de regretter ce qu’on ne peut plus faire, mais qu’il fait regarder en avant et voir ce qu’il est possible de faire ».

Ce récit a été publié à l’origine dans The Chronicle Journal.

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