​​Construire un pont et tisser des liens grâce au bénévolat — Récit de Bill Blight​

Bill Blight Photo.pngLe lien qui unit Bill Blight aux Maritimes est incontournable. En effet, pour cet homme qui a grandi entre Hillsborough et Moncton, au Nouveau-Brunswick, et qui vit maintenant à Halifax, en Nouvelle-Écosse, c’est le lien privilégié qu’il a avec l’île du Prince-Édouard qui lui procure le grand sentiment d’accomplissement. 

Il s’agit d’un lien si solide qu’il peut transporter 4000 voitures sur 12,9 km de béton et d’acier renforcé de haute qualité. 

En effet, de 1991 à 1997, Bill Blight a été l’ingénieur chargé du projet du passage du détroit du Northumberland : le pont de la Confédération. Lorsqu’il était jeune, son père lui racontait les nombreux projets de ponts qui devaient unir le Nouveau-Brunswick à l’île du Prince-Édouard, sans imaginer qu’un jour son fils Bill serait responsable d’une telle réalisation. 

Enfants, Bill Blight et son frère aîné aiment par-dessus tout jouer dans le parc d’enfants. Lorsque Bill a deux ans et son frère quatre ans, leurs parents découvrent qu’une importante myopie est à l’origine de cette passion. 

« J’ai eu une éducation stricte, se souvient M. Blight. On m’a enseigné à accomplir de mon mieux chaque jour tout ce que je faisais. » 

L’enfance de Bill Blight est semblable à celle des autres enfants de l’époque. Même si ses lunettes lui donnent une allure d’« intello », il ne se sent pas différent des autres. 

Puis, Bill Blight obtient un baccalauréat en génie civil et se lance dans sa carrière d’ingénieur. 

« Je peux affirmer sans aucun doute que le pont de la Confédération a constitué l’apogée de ma carrière », déclare M. Blight. 

Lorsque le projet du passage du détroit du Northumberland tire à sa fin, Bill Blight sent que sa vision change de manière importante. En effet, de 1997 à 2000, sa vision se détériore de façon telle qu’en 2006 M. Blight est déclaré aveugle au sens de la loi. 

Il communique alors avec INCA pour obtenir de l’aide, et entre autres apprendre à faire face aux répercussions psychosociales de sa perte de vision et à se déplacer en toute sécurité. Il participe à un groupe d’entraide et réalise qu’il n’est vraiment pas seul. 

Ayant accru son autonomie, Bill Blight demande à avoir un chien guide. C’est ainsi qu’en 2013, il est jumelé à Craig, qui est maintenant toujours à ses côtés.  

Se sentant de plus en plus à l’aise avec la perte de vision, M. Blight envisage de donner en retour à la grande famille d’INCA. Il occupe ainsi diverses fonctions bénévoles.

Il devient membre du conseil consultatif de la Division de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard et préside ce conseil de 2013 à septembre 2016, date à laquelle il cède sa place. 

« L’avenir des services de réadaptation en déficience visuelle en Nouvelle-Écosse est en grande partie attribuable au profond désir de M. Blight de changer le cours des choses pour les personnes vivant avec une perte de vision », affirme Pamela Gow-Boyd, vice-présidente régionale, INCA Canada atlantique. « M. Blight a joué un rôle déterminant en matière de financement des services de réadaptation en déficience visuelle en participant aux réunions que nous avons tenues avec les représentants du ministère des Services communautaires et du ministère de la Santé et du Mieux-être de la Nouvelle-Écosse. » 

Bill Blight a parlé de son expérience dans le cadre de deux activités de collecte de fonds appelées Souper dans le noir qui ont fait salle comble, et à chaque occasion, il a été grandement ovationné, ce qui était bien mérité. 

En toutes occasions, Bill Blight fait preuve d’un professionnalisme, d’un leadership et d’un dévouement sans failles lorsqu’il s’attaque à une tâche, qu’il s’agisse de ses 39 ans de carrière à titre d’ingénieur ou de son bénévolat à INCA.

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