Changer ce que cela veut dire que d’être aveugle – Helen Keller

Helen Adams Keller naît le 27 juin 1880. À 19 mois, une maladie la rend sourde et aveugle. Mais, Helen Keller surmonte ces importants obstacles et devient une auteure et une conférencière de renommée internationale.

Lorsqu’elle a six ans, Helen Keller est dirigée vers Alexander Graham Bell, pionnier de l’enseignement du langage aux personnes sourdes. Après avoir étudié son cas, M. Bell fait en sorte qu’une enseignante de la Perkins Institution for the Blind de Boston se rende à son domicile.

L’enseignante, Anne Sullivan, est partiellement aveugle. Elle a appris à éduquer les élèves sourds-aveugles en écrivant des lettres tactiles dans la paume de leur main. Mme Sullivan commence donc à enseigner cette forme de langage à Helen Keller qui, grâce à l’attitude bienveillante de son enseignante, apprend à un rythme effarant. 

À 14 ans, Helen Keller est inscrite à la Wright-Humason School for the Deaf de New York. Elle fréquente ensuite la Cambridge School for Young Ladies du Massachusetts. En l’an 1900, elle est admise à Radcliffe, un prestigieux collège pour filles de Cambridge dont les cours sont donnés par des professeurs de la Harvard University. Déterminée et brillante, elle écrit sa première autobiographie « The Story of My Life » alors qu’elle fréquente Radcliffe. L'ouvrage est alors publié en série dans The Ladies Home Journal, puis sous forme de livre. 

En plus d’écrire de nombreux livres, Helen Keller donne des conférences avec l’aide d’un accompagnateur, et ce principalement pour le compte de l’American Foundation for the Blind. Ses communications lui font parcourir le monde à plusieurs reprises et aident grandement à sensibiliser le public et à réduire les stigmates entourant les déficiences visuelles et auditives.

En 1956, Helen Keller visite le siège social d’INCA à Toronto. C’est d’ailleurs à son incitation et grâce à son soutien qu’INCA met sur pied le programme des services pour personnes sourdes-aveugles

« J’ai eu une vie heureuse parce que j’ai eu de nombreux amis et que j’ai fait une foule de choses intéressantes, raconte Mme Keller. Je ne pense pas souvent à mes limitations et elles ne me rendent jamais triste. J’éprouve peut-être quelquefois une certaine nostalgie, mais ce sentiment est nébuleux comme le vent qui souffle sur les fleurs. Le vent passe et les fleurs sont heureuses. »

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